mercredi 17 novembre 2010

Je n'ai jamais prescrit de Médiator (benfluorex)...

... ni d'Avandia® ou d'Avandamet® (rosiglitazone associée ou non), ni de Vioxx® (rocécoxib).
Je ne prescris plus de Di-Antalvic® (dextropropoxyphène associé) depuis au moins 10 ans. Je ne prescris plus de statines aux femmes qui ont du cholestérol mais qui n'ont jamais fait de problème cardiaque ou vasculaire. Je ne donne plus de sirop aux bébés depuis au moins 10 ans. Je ne propose pas le dosage du PSA chez les patients asymptomatiques sans antécédents familiaux de cancer de prostate (et encore !), je ne propose pas davantage la mammographie de dépistage chez les femmes sans antécédents familiaux de cancer du sein (et encore !).
Je prescris de l'Esidrex® (hydrochlotothiazide) en première intention chaque fois que possible chez un patient hypertendu. Je ne prescris jamais de sartan en première ni en deuxième intention chez un hypertendu, pas en tout cas d'avoir essayé un IEC.
Ma principale activité devant un nouveau patient consiste généralement à lui déprescrire un certain nombre de cochonneries qu'il prend.
etc. etc.

Je me vante ? Je me crois meilleur que les autres ? Je suis un génie ? J'ai prévu tout avant tout le monde ? je me la pète grave ? Je suis un menteur ?

Eh ben non ! Au contraire, je revendique altièrement le titre de petit généraliste de merde sans intérêt. Sans intérêts avec les vendeurs de médicaments et leurs représentants. Depuis maintenant près de 20 ans.

La seule compétence que je me reconnais et dont je suis fier, est celle de connaître mes incompétences, mes limites et mes faiblesses. C'est pour ça que j'ai pris les moyens d'essayer d'y de les (merci Malika) pallier, de me protéger et d'en protéger ceux qui me font confiance pour les soigner.

Pour ça j'ai choisi à partir du jour où j'ai pratiqué la médecine générale cette merde de me former à l'abri des influences commerciales. En lisant au départ la revue Prescrire, puis progressivement en me libérant, je dis libérer car c'est bien de cela qu'il s'agit : une libération, des pressions professionnelles et commerciales qui m'incitaient à prescrire et à soigner selon des données publicitaires et non pas scientifiques.

Tout ce qui fait la une des medias aujourd'hui sur le Médiator et autres saloperies est pour moi un non-événement. Tout cela je le savais, parce que j'ai accès à une information non commerciale, mais scientifique sur les médicaments. Tout cela j'en ai protégé et épargné mes patients. Un certain nombre d'entre eux sont partis voir ailleurs puisque je résistais, et comble de perversion de cette pourriture de système de soins, j'ai perdu du fric à vouloir leur éviter du mal.

Si je ne suis pas le seul à avoir su avant les autres, je sais que nous sommes encore extrêmement minoritaires, nous, soignants libérés, émancipés, des influences de ceux qui nous enchaînent, leaders d'opinions corrompus par les intérêts marchands, autorités sanitaires annexes des services marketing de l'industrie, politiques trempés, imprégnés, salis des intérêts industriels et privés, comme l'actuelle secrétaire d'état à la santé.
Libérés du mépris et de la honte.
Fiers de d'abord n'avoir pas nui, comme le prétend le fondement d'une déontologie, que le désOrdre des médecins s'applique consciencieusement à pervertir.

Au nom de la médecine je présente mes excuses à toute ses victimes, passées, présentes et à venir.
J'appelle les patients citoyens et usagers à exiger des soignants libres.
J'appelle les soignants mes frères à briser les chaînes qui les asservissent.

jeudi 11 novembre 2010

Les crachoirs de la république



Le président de la République vient de nommer quelques copains au Conseil Economique et Social (et Environnemental) pour services personnels rendus. Quelques medias s'en sont fait l'écho. Simple politique de reclassement des copinages dans une structure sans importance, mais qui garantirait 3000 euros par mois de jeton de présence.
C'est l'air du temps... Air pestilentiel d'un temps putride.
Dans le même esprit la nomination de l'ami de la Famille au Conseil d'Etat. Arno Klarsfeld, celui qui traverse le 12ème arrondissement en rollers. Rappelez-vous.
Ou celle du Prince Jean à l'EPAD. Etc.

Le Conseil Economique et Social (et Environnemental) passe encore, comme fourre-tout, poubelle, crachoir présidentiel, mais le Conseil d'Etat, faites excuse ma brave dame, mais là y aurait objection : les caves se rebiffent. Voir l'article dans Marianne. Le Conseil d'Etat c'est le reclassement l'Oréal, parce qu'on le vaut bien. Minimum décence. On n'est pas au CESE ici.

Le CESE... Quelques zacteurs de la société civile, syndicalistes, personnalités dites représentatives, etc. C'est vrai que ça vous a foutrement la gueule d'un n'importe quoi de la république ça.
Vous savez les ordures ménagères maintenant, j'ai dû libérer la chambre de ma fille pour ça  : y a le caisson aux bouteilles, celui aux papiers à recycler, la boîte à piles usagées, celle aux cartouches d'encre, les produits putrescibles, les emballages carton, les plastiques, et puis à la fin la poubelle pour ce qui n'a pas trouvé sa place ailleurs. Le CESE ça vous donne ce goût-là. Ce qui reste à jeter quand on a tout trié. Pour ce qui est de ma fille vous inquiétez pas. J'en ai tiré un bon prix sur le site d'E-Bay Kaboul.

Voilà les institutions de la république maintenant devenues : les poubelles de la Sarkozie...

Et pourtant. Et pourtant. j'ai le souvenir, lointain, qu'y en a qu'y ont cru au Conseil Economique et Social. Que ça faisait sens comme on dit chez France Cul.

Fin des années 70, Joseph Wrésinski était nommé au Conseil Economique et Social. Wrésinski Joseph, mais oui rappelez-vous. 1917 - 1988,  prêtre catho français, d'origine polonaise par son père, espagnole par sa mère, fondateur du Mouvement ATD Quart Monde. C'est pas très difficile à comprendre ATD Quart Monde en théorie. En pratique c'est autre chose. (Re)donner aux pauvres leur dignité. Rien que ça... La dignité aux pauvres ? Quelle priorité ! alors que les restaus du coeur suffisent. Un des slogans d'ATD c'est la reprise d'une phrase de Joseph Wrésinski s'adressant aux pauvres de son bidonville (citation non garantie, parce que la légende est en construction) : "je vous ferai monter les marches de l'ONU, du Vatican, de l'Elysée". Rien que ça.
Une autre différence majeure d'ATD Quart Monde avec les autres organismes humanitaires, caritatifs, etc. c'est que son fondateur avait lui même connu la misère dans son enfance et sa vie, mais doté des outils intellectuels pour la comprendre et la combattre. Ca fait la différence. Contrairement à l'Abbé Pierre par exemple ou la Mère Térésa, Soeur Emmanuelle, etc., issus de la grande bourgeoisie, qui se sont avec commisération penché sur la misère, y ont parfois trempé les orteils, le mollet, le nombril, s'y sont baigné pour les plus téméraires, mais n'y ont jamais plongé jusqu'à s'en laisser submerger. Dernière particularité d'ATD Quart Monde, c'est que bien que créée par un religieux, ce n'est pas une structure confessionnelle, enfin pas complètement. Bref. Elle excite quand même pas mal un peu les bonnes cathos bobos. Le frisson de la misère quoi. Frrouu !

Toujours est il que lorsque Jojo Wrésinski fut nommé au CES sous Giscard il ne se sentit plus pisser notre abbé. Pour la première fois les pauvres, les vrais, ceux qui puent,  étaient représentés dans une instance officielle. Et c'est qu'il prit l'affaire au sérieux notre Jojo jusqu'à publier au nom du CES en 1987 un rapport sur la grande pauvreté qui a fait date, en France et dans le monde. Du moins pour ceux que ça intéresse, c'est à dire pas bezef. Dans ce rapport, la grande pauvreté était décrite comme un "cumul de précarités" et présentée comme une atteinte aux droits de l'homme. C'est sur la base de ce rapport qu'ont été institués par le suite le RMI, puis la CMU, etc. Pas tout à fait du gnangnan quand même. L'impression d'avoir été utile en quelque sorte. De la charité à la justice... Au moins le sentiment d'avoir essayé...  Oui, bon, on connaît le résultat... d'accord.

Depuis le décès de Jojo jusqu'à nos jours un siège reste dévolu à ATD Quart Monde au sein du CESE, repris à l'époque par Geneviève de Gaulle, puis transmis encore tout récemment. A noter que ces nominations restent toutefois le fait du prince et que rien n'est inscrit définitivement.

Alors c'est en pensant à ce qu'a représenté symboliquement et comme quantité de travail et d'engagement la présence d'ATD Quart Monde au sein de cette structure que me saisit la colère, la sainte indignation bezollienne, lorsque je saisis du haut de mes petits neurones ce que signifient ces nominations de copains et de coquins, à la lumière de l'humiliation énorme faite aux miséreux.

Le mépris immense, colossale, fantastique du président des riches (à lire) à l'égard de tout ce qui ne génère pas fric, profit, pouvoir et amitiés personnelles. Ce ne sont pas de "nominations" au CESE ou ailleurs qu'il s'agit, mais de mollards, de glaviots ayant formes humaines expectorés sur ceux pour qui ces lieux ont encore un sens, une valeur, un symbole. La Sarkoclique crache sur le peuple, éructe sur les pauvres, urine sur la démocratie et la république. Ses institutions n'en sont plus que ses crachoirs, ses latrines.

samedi 23 octobre 2010

Canard au Médiator

Cette semaine (du 20 octobre 2010) le Canard nous cause du Médiator. C'est son tour. Pour une fois l'est pas en avance sur les autres. le Figaro, le Monde, on y sait déjà tout sur le Médiator, ses morts, son Afssaps, son labo Servier,  Irène Frachon son bourreau, tout ça... Traine la patte...

C'est Brigitte Rossigneux qui nous en cause du Médiator cette semaine dans le Canard

Brigitte Rossigneux ?... Mais bien connue de nos services bien sûr !... Elle a réalisé l'exxxcelllent film les Médicamenteurs...

Celui où on découvre que les médecins, les autorités, tout ce petit milieu de la santé, font collabos labos. Où on apprend qu'un médecin quand ça cause médoc média, ça doit dire les labos qui l'inspirent. C'est la loi !... Hop !... Non mais !...

Les Médicamenteurs !... Mâtin quel bonheur !... Mmmm !...

Mais Brigitte Rossigneux, elle a dû l'oublier son film.... C'est comme ça les journalisses, d'un sujet l'autre, l'actualité ça passe. Souvent journaleux varie. Sujet suivant !...
Et puis la place ! Ah la place !... celle qui manque bien sûr, on peut pas tout dire, tout écrire dans le journal... Faut faire des choix !...

C'est sans doute pour ça qu'elle les a pas publié les liens d'intérêts du si spécialisse Professeur Grimaldi la Brigitte... Pourtant elle y fait causer du Médiator à Dédé Grimaldi : "un vulgaire coupe-faim" nous révèle ce parmi les meilleurs spécialisses. Elle aurait dû lui laisser sa chance au professeur... respecter la loi ça peut valoir la peine, pas la respecter aussi... des fois qu'il y ait un malintentionné, un vicieux qui lui chercherait des poux au professeur.
Vulgaire le Médiator ?... Si c'est un des "meilleurs spécialistes" qui le dit. Alors !... C'est pas exactement le mot qui me serait venu à l'idée moi vulgaire. Bon d'accord je suis pas spécialisse... Juste Petit généraliste de merde sans intérêt, c'est écrit en haut à droite. Vérifiez... Moi j'aurais dit "raffiné" plutôt, "exceptionnel",  pour la qualifier cette Serviersquerie. Faire durer 35 ans sur le marché une telle saloperie et se remplir les poches avec, c'est pas vulgaire non, c'est du grand art. Ca se fait pas tout seul bien sûr.. c'est de la création collective : toubibs, zautorités, politicos.... Pas vulgaire, ça non, décidément c'est pas le mot. Elaboré, pensé, calculé, fignolé... Ca mérite sa Légion d'Horreur millésimée Fouquets's. Grand Croix minimum... Dieu me savonne et Prescrire est son prophète, j'en ai jamais prescrit du Médiator. Pas assez spéciallisse le Bezolles.

Toujours que Dédé-le-spécialisse, il déclare pas ses liens d'intérêts, alors qu'y cause Médiator dans le Canard.

Et pourtant y aurait avantage à ce qu'il se présente Dédé...  Ca vaut la peine assurément, mérite le déplacement, justifie la visite... Dédé, c'est l'humanité faite mandarin, la Bernadette Soubirous de l'AP-HP,  la Dolores Ibárruri de l'hôpital public, la Mère Térésa des diabétiques ! Il leur apporte la douceur sucrée qui leur manque aux caramélisés... du vrai édulcorant !... Tiens, il serait même de gôche que ça m'étonnerait pas !.... courant Clara ?... Non, je  charrie... Mais c'est surtout l'expert du Canard, en soi ça suffit... du leader d'opinion, du pur, du propre, pas vendu, pas pourri... "l'un des meilleurs spécialistes", celui qui "tranche"... Ca il doit en savoir des choses sur le Médiator et les médicaments, le professeur Grimaldi... "Un vulgaire coupe-faim"...  puisqu'il vous l'dit !...

Allez bon, on va l'aider  à faire son travail au Canard... lui mettre les papattes dans la mare aux liens d'intérêts à Dédé. Attention ça glisse... Et ça gratos et sans demander merci. Pas un coin-coin. Rien... Bon, c'est vrai qu'à la décharge du Canard, ils sont pas faciles à déterrer les liens à Dédé. Ils sont même ce qu'on pourrait qualifier de discrets. Faudrait faire du travail d'investigation, tout ça, chercher, fouiller un peu, remuer la vase. 

On y va.

On commence par le début, facile. Il a  été vice-président du groupe de travail qui a élaboré les recommandations de la HAS et de l'Afssaps réunies sur le diabète de type 2 notre Dédé.
Ca confirme, on est dans le lourd, du spécialisse pur jus, ça recrute que le very best of les zautorités... Normal : autorités...

Donc y a pas de problème !... on va y trouver tout son CV pharmaceutique sur les sites de la HAS et de l'Afssaps. C'est obligatoire, c'est la loi...  et la HAS et l'Afssaps, en matière respect déontologie, transparence et tout ça, c'est du garanti, de l'assuré, du ferme. On peut s'appuyer. Yeux fermés. Nez bouché.

Alors on y est sur le site de la HAS,  et puis on va sur celui de l'Afssaps, et on cherche les déclarations d'intérêts à Dédé... Voyons voyons !....  On cherche...  on recherche encore des fois que....  On re-recherche quand même encore un coup, c'est pas possible ça... Palsembleu et salembiscottes ! Surprise !... Y en a pas !... Pas plus que de beurre au cul !... d'essence dans mon jerrycan !

Inconnu à la HAS et à l'Afssaps, le Dédé !... Ah, mais c'est pas bien ça foutredieu !... C'est pourtant obligatoire ça la déclaration d'intérêts quand on est expert !... Mais, mais, mais... Arrêtez moi si je dis une connerie... la recommandation sur le diabète de type 2, c'est y pas une des deux recommandations que le Formindep attaque devant le Conseil d'Etat pour non respect de la législation sur les conflits d'intérêts ?.... On cherche, on cherche.... Là on trouve tout de suite !...  forcément... Formindep... Tout bon !... Dans le mille !...

Eh ben les zamis ! C'est pas zoli zoli tout ça.

Alors y va falloir chercher mieux... Travailler quoi. Faire journalisse en quelque sorte... Je sais je suis dur. Couac.

Alors voilà ce qu'on trouve sur Dédé... Y en a de quoi pourtant. A s'en carrer le jabot.

Ca par exemple...  ça date de la commission de transparence de 2005, l'époque où la HAS publiait les conflits d'intérêts...

Ca encore... c'est de 1999 à 2001, comme marqué sur le document :
A l'époque où il déclarait ses liens d'intérêts Dédé, c'est à dire avant 2005, depuis il est exempté apparemment rapport services rendus, il aurait fait des piges pour Servier notre Dédé ??...

Mais purée de nouzautres !...  qu'est ce qui pouvait bien vendre en 2005 Servier qui concernait la diabétologie ?... Justement v'là mon Vidal 2005 qui me le dit... Toujours utile garder les restes... Diamicron... oui...  Glucidoral... bon... des sulfamides hypoglycémiants de quatrième recours... pas pour un spécialisse hospitalo-huniversitaire ça...  Médiator... Gloups !... Médiator !!!...

Dis moi pas que c'est pas vrai !... Allons mon Dédé, t'aurais pas fait de la retape pour Médiator quand même ! Pas toi, quelqu'un de ta sommité !...  C'est ça qui te ferait  parmi les meilleurs spécialistes selon sainte Guiguitte ?
Je peux pas y croire... j'y crois pas d'ailleurs. Impossible. On saura jamais toute façon...  à moins que le Canard enquête ?... Non, je déconne...  Le Canard ça indulge personne... Les tatanes à Roland, pure antilope... les ont pas laissé passer ! Y aurait confit d'intérêt, foie gras de Canard, un peu indigeste.

Mais c'est pas tout, mais c'est pas tout !...  
Tant qu'affaire...


Poursuivant son activité salvifique, le professeur Grimaldi vole au secours du soldat Lantus. Lantus...  l'insuline longue durée d'action de Sanofi !... une nouvelle RRRACE d'insuline !

Juin 2009 Sanofi sent le vent du boulet. Une étude suspecte un risque augmenté de cancers chez les utilisateurs de Lantus...  Brrr !... Un an après le bide mondial de l'Acomplia ça commence à craindre grave chez Sanofi. Ils ont plus assez de PDG à virer comprenez. Des publications allemandes indépendantes réclament le retrait de Lantus...

Fallait lire à l'époque les documents internes du marketing de Sanofi pour se faire une idée de la panique à bord... Alerte !... Tout le monde sur le pont !... Gyrophares, samu et plan Orsec...  Affsaps et EMA au secours !... SOS leaders d'opinions !... Pin pon !...

C'est donc, comme il tient à nous le préciser des fois qu'on en douterait, en toute indépendance, mais avec toute l'autorité que lui confère son statut de roi des pontes et directeur de la rédaction de la revue Equilibre, organe de l'Association Française des Diabétiques qui fait le sucre et le caramel dans le monde mielleux des diabétiques, qu'il explique que circulez y a rien à voir, prière de continuer les injections sans penser !... RAS TVB !... Allez hop !

Mais attention, hein, faut pas confondre précise Dédé aux lecteurs d'Equilibre, persuadé que le diabète leur a englué les neurones, aussi bien que la formation médicale aux médecins. Accroche toi à ta sucrette ! C'est pas parce que je me sucre avec Sanofi que ce que je dis est en quoi que ce soit entâché de la moindre influence ! Non bien sûr ! Cochon laqué qui s'en dédit. La preuve : le communiqué de presse de Sanofi ci-dessous. C'est bien sûr à l'insu de son plein gré que Dédé offre le bouquet de TULIP à Sanofi.


Non mais franchement, mon Dédé tu nous prends pour qui ?...  tu te fous de qui ?... ou c'est que t'es d'une naïveté et d'une ignorance à sodomiser les chaussettes les soirs de pleine lune ? Et c'est toi qui nous défends le service public ?  Mais pour quoi exactement ? préserver le stock de cobayes pas chers pour le Leem ? Soyons clairs... Avec des défenseurs comme toi les charognards du service public ont plus qu'a serrer leur serviette autour du cou. Miam, sluuurp, glop.

Bon revenons à notre anatidé... On se laisserait distraire par moment c'est fou.

 La soumission à l'autorité c'est donc permis à tout le monde, même aux meilleurs...  Qu'est ce qui l'aurait empêché la Guiguitte de l'avoir ailleurs sa confirmation que le Médiator c'est de la daube ?  C'était pas trop dur à avoir comme info... N'importe quel petit généraliste de merde sans intérêts avec les labos aurait suffi. Même elle, elle aurait pu y arriver toute seule si elle avait voulu comme une grande... je suis sûr qu'elle savait d'ailleurs... Alors pourquoi  les meilleurs spécialisses ?  Ah, les vieilles habitudes, les vieilles copineries...

L'avis d'expert et la soumission à l'autorité sont les deux mamelles de la tyrannie.
A copier 100 fois mon Canard.

dimanche 12 septembre 2010

Circulaire... y a rien à voir







Les documents intégraux sont téléchargeables à cette page du Monde.fr
http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2010/09/12/le-gouvernement-presse-les-prefets-de-cibler-prioritairement-les-roms_1410138_3224.html



Quand ils ont expulsé les Roms, je n'ai rien dit, je ne suis pas Rom.
Quand ils ont expulsé les Arabes je n'ai rien dit, je ne suis pas Arabe.
Quand ils ont expulsé les Noirs je n'ai rien dit je ne suis pas Noir.
Quand ils expulseront les pauvres, les handicapés, les homosexuels, je ne dirai rien car je ne suis ni pauvre, ni handicapé, ni homosexuel.
Mais quand ce sera mon tour qui va protester ?
(D'après Martin Niemöller)

Alors MM. les Préfets, secrétaires généraux et autres hauts fonctionnaires...
Maurice Papon ou Jean Moulin ?
L'heure du choix approche...

Les Juifs ont pu juger Eichmann à Jérusalem. Où les Roms pourront-ils juger ceux qui auront organisé leur "voyage" ?

mercredi 14 juillet 2010

Et maintenant une page de publicité !


Je tombe sur le dernier numéro du mensuel Pharmaceutiques...

Vous connaissez pas ?... Non ?... C'est vrai que c'est pas pour vous, bande de boeufs... Pharmaceutiques c'est pour l'élite, celle qui pense, qui décide pour vous, vous sodomise profond... 
Pas pour les gogos !... Ca non !

D'ailleurs c'est que sur abonnement Pharmaceutiques, et c'est pas donné, 150 euros les 10 numéros par an. Pour ça vous avez le papier glacé, l'impression d'être important et surtout des petites infos pas dégueus...

Mais je vous entretiens je vous entretiens, et je vous ai pas encore causé de quoi ça cause Pharmaceutiques !

Pharmaceutiques c'est le magazine de l'industrie pharmaceutique, le news magazine des décideurs de big Pharma France,  "l'information de référence du secteur pharmaceutique", "santé, médicament et industrie". Voilà, c'est ça.

Ah, je vous jure, ça a de l'intérêt ! ça vous apprend comment vous allez être mangé, niqué, manipulé. Ca vous donne même les nouvelles des collabos... des noms ? Ah, mais c'est 150 euros l'année les poteaux. On fait pas la délation gratis ici, qu'est ce tu crois. On a de la déontologie !... de la moralité !... Espace éthique ici !...

Comment je suis tombé sur Pharmaceutiques ?... Comment je connais ça !... Ah, ça c'est mon p'tit secret ! Vous êtes bien curieux dites donc !...  Tout ce que je peux vous dire c'est que c'est pas moi qui suis abonné.  J'vous le jure !...  disons juste que j'ai mes petites entrées... Gnarf, gnarf... Ca vous la bouche dans un coin, hein ?

Mais aujourd'hui, je vous en fais un peu profiter, faste et généreux, c'est comme ça chez Juju ! à travers quelques pages de pub publiées dans ce numéro. Bien sélectionnées.
Mais oui ! Habituellement y a pas de pub chez Bezolles ! Evidemment !... Pourtant vu les sollicitations que je reçois, je pourrais en profiter à mettre de la pub ici. Capitalisez, valorisez, faites fructifier votre blog qu'ils m'écrivent Gougueule, Ouiquihaut, et autres sites tout désintéressés.
Mais pas de ça chez moi ! liberté, indépendance, hop ! Je mourrai pauvre mais libre. 14 juillet !... Bastille !... Pas la guillotine pour rien bordel !... Liquidez moi tout ça !...

Mais aujourd'hui, ah aujourd'hui, y a exception !... Des fois la pub ça vous informe quand même... par sur ce qu'elle dit bien sûr, c'est rien que des conneries tout ça, mais sur c'qu'elle laisse comprendre, sur ce que ça signifie... Vous voyez ?

Second degré, décryptage, lecture critique tout ça... Ca vous donne à comprendre, donne à penser. Rien de tel que s'astiquer un peu le neurone comme ça de temps en temps.

Vous pensez être libre, autonome, indépendant ? Que nenni mon bon... Big Pharma et ses sbires veillent sur vous. De la com, de la pub, de la propagande, Goebbels Pharma pas mort.

Donc à travers 5 pubs, tirées du dernier numéro Pharma-te-nique, juillet-août 2010, voilà comment on vous manipule, comment qu'on vous encule, encagouille, escagasse...

Pas besoin d'un long discours à chaque fois, un petit commentaire pour introduire, enfiler si je peux dire.  Pas trop,  juste ce qu'il faut pour comprendre... parce que vous êtes déjà bien éveillés, si vous venez vous égarer sur ce blog. Pas n'importe qui ici !...  Dedieu ! Un peu de tenue merde !

Je les ai mis dans l'ordre de la lecture les pubs. Tout simplement. Cliquez sur les photos pour les voir en grand. Courage !... Rien qu'un mauvais moment...

La première : une pub pour un réseau de VM uniquement féminin !... Allons bon !... Et pourquoi donc ?... Quel intérêt d'avoir uniquement des femmes pour vendre des médicaments ?...  Aucun bien sûr !

Le bon Christian Lajoux, chef du Leem, s'indignait que dans les Médicamenteurs on fasse une présentation sexiste de la visite médicale. Il allait même jusqu'à se demander s'il n'allait pas porter plainte, pour discrimination ! Pas culotté le mec !...

Pourtant un ange passe...  Un article du New York Times racontait comment on recrutait aux USA des visiteurs médicaux parmi les "pom-pom girls". Rien que de la compétence scientifique là aussi ! Certifiée HAS ! Qualité de l'information médicale. Caniard le vaut bien.

Et bien sûr les visiteurs médicaux sont présentés par les firmes comme des professionnels de santé de haut niveau... La preuve !...Au septième ciel oui ! qu'ils vous envoient... le paradis !

Zahia peut se recycler !! Porte ouverte !... jambes écartées !... On embauche ! On enfourne !... Nouvelle molécule !...  Prescris là moi la profonde !...  Oh oui ! encore !... Aaaah !... Aaahh !... Jésus !.... Nirvana !... Paradis !.... Walhalla... Trente mille VM Vierges médicales ! Alleem est grand !




Bon. Je me calme.

Pub Suivante.

Comment Sciences Po s'engraisse avec les firmes.

Beau sujet que celui-là pourtant !!... Intéressant non ?... Comprendre le système de santé et les politiques de santé...

Ca pourrait en intéresser plus d'un peut-être  ? Ben justement non ! c'est que pour les cadres de l'industrie, les Managèèèrrreus ! ceux qui décident putain con... Pas toi !...

Et pourquoi donc ? Ben... par pur altruisme bien entendu,  désintéressement total... santé publique... intérêt général et tout le toutim... Voire simple curiosité intellectuelle, comment ça fonctionne... Tout simplement. Démarche citoyenne...

Le prix ? de la formation ? Ah oui...  le prix bien sûr... Mais c'est d'un vulgaire....  Pourquoi en causer ? Je vous demande...  Quand on aime... et puis retour sur investissement assuré. Où est le problème ?...

Et vous avez vu c'est qui qu'organise ?...  L'ancien chef de cabinet de Kouchner à la santé, l'auteur de la loi sur les droits de malades, celle de 2002, conseiller d'Etat,  des tas de bon conseils pour sûr...  et un inspecteur général de l'IGAS, un  !! mais queque chose me dit qu'il a déjà frayé aux firmes celui-là... Connaît la question... On laisse pas comme ça ses attaches... rétropantouflage... Ancien combattant.

Conflits d'intérêts ?... Oh là là !.... Un peu de décence !.... Comme vous y allez !... Foutaises, balivernes et calomnies ! a dit Sarkowoerth !...

Soyons sérieux ! Tout le monde garde son indépendance, bien sûr, puisqu'on paye ! Honnêteté, intégrité, bien sûr ! On est né dedans !... C'est ça qui compte.... Garanti !...

Pour les labos rien que le meilleur bien sûr !...  pharmaceutiques ou cosmétiques ! Mais parce qu'ils le valent bien, bien sûr !!!...  Pas vrai Liliane ?


On continue ? Je vous sens intéressé...  stimulé un peu, cortex éclairé, bulbe en chaleur, hippocampe érectile...
Celle là elle vaut son pesant de caca,  huète ou pas !

Vous pensiez que ça servait à quoi les logiciels médicaux que les docteurs ils ont sur leur bureau ?
A tenir les dossiers médicaux ?... A aider à mieux prescrire ?...

TOUT FAUX ! 

Pendant que vous croyez qu'il vous soigne le nez sur son écran, votre médecin se bourre de pub !... Eh oui !... mais vous inquiétez pas !  mauvais esprit que vous êtes ! Là aussi tout est clair !... Déontologie oblige !... il sait faire la part des choses !...

Conneries ouais !... Rien que du subliminal, de l'inconscient, du vicelard....

Au bout du compte, l'ordonnance qu'il vous sort votre toubib si gentil si disponible, c'est du dicté copié par l'industrie !... Garantie !... De la torchée dernière nouveauté !...  Vioxx ou Avandia !...

Et puis le soir, un clic, et hop !... Toutes les infos de la journée partent au firmes, Cégédim, HMS Health... Oh !... anonymisées bien sûr !... Déontologie !...  A la boîte près, à la prescription près, elle savent ce qu'il vous donne votre toubib... Surveillance du marché ! Big Brother, big Pharma...

Les seuls qu'elle soigne vraiment votre ordonnance c'est les actionnaires !! Vous en doutiez ? Eh ben voilà...  maintenant vous savez !...

Etre présent lorsque la décision se prend !... Puisqu'on vous le dit !...


Je vous laisse reprendre votre souffle...  Un petit peu, pas trop longtemps. Faut battre le fer...
Non pas avec une page de pub, impertinents !... Je vois qu'il y en a qui ont encore le sens de l'humour parmi vous ! Ca va pas durer je vous l'assure !

Il vous manquait une adresse ?... Vous avez pas encore baisé avec tout le monde, le Gotha, le gratin, le dessus du panier de crabes...  Y en a un qu'est pas sur votre listing, qui vous a échappé ?

Pas besoin d'appeler Frédéric Lefebvre ou Zahia pour mettre à jour votre carnet de lobbying, savoir qui inviter au prochain bal, bac anal..

Ils sont tous là, de Sarko et sa famille en passant par Roselyne et Rocky... N'hésitez pas ! Mis à jour chaque année. C'est donné !

Et s'il vous en manque un, vous n'avea qu'à aller cet été comme tous les ans à Lourmarin (Var), l'université d'été de Pharmaceutiques, la revue qui vous la met en contact !...

Ils sont tous là !... En tas,  garnison, voyage organisé, camp de vacances, promotion !...

Le premier jour Lajoux fait l'appel. L'a qu'a lire le trombinoscope Cricri : toute la liste des invités... Au complet !  Gare à celui qu'est pas là !...


- Bachelot Roselyne ?...
- Présente mon Cricri !

- Roeckeghem Frédéric van, CNAMTS ?...
- Présent !

- Tabuteau Didier, Sciences Po ?
- Présent !

- Houssin Didier, DGS ?...
- Présent !

- Degos Laurent, Bouvenot Gilles, HAS ?...
- Présents chef  !

- Marimbert Jean, Afssaps ?...
- Présent m'sieur !

- Davant Jean-Pierre,
Mutualité Française ?....
- Présent !

- Bur Yves, UMP ?
Ouais, chuis là, M'sieur bien sûr !...

Tous  je vous dis, ambiance conviviale, entre amis...

On se reverra cet hiver à Davos ou à Megève.
- Qui c'est qui amène la vaseline cette année ?...
- C'est toi Michel ?...
- Ah j'ai oublié... Il t'en reste de l'an dernier Bernard ?...
- T'inquiète,  on continuera à la facturer aux médecins et aux enculés sociaux !
- Ah ah ah !... Mais tu es trop drôle cette année mon Lolo !



Allez, je vous sens nauséeux tout d'un coup. Comme un léger trop plein. Ecoeurement, dégoût ? Beuurkk !
Qu'est ce qui nous fait là le Bezolles !... Nous a gâché notre journée. Voilà ! C'est malin !...  Idiot !... Abruti !...

Tout ça qui paraissait si beau, si pur, si propre.

Les médecins soignent les malades, les zautorités surveillent tout ça pour le bien de tous, et les labos fabriquent des médicaments utiles et efficaces.
Eh oui !... C'est comme ça la Matrix il paraît !...

Bon allez, pour se remettre rien de tel que d'aller faire un petit clic sur un bon site internet de santé. Certifié HON code bien sûr ! 
Santépratique.fr par exemple...

Le HON code, rien de tel, pour la qualité de l'info, du promis juré craché garanti, si je meurs je vais à la HAS. Caniard qui s'en dédit !...

HONTE code ! CON code ! Oui !...

Et puis des associations de patients !...  Ca c'est du sûr les associations de patients, du sérieux, du lourd, du respectable, du véritable, de l'éthique, de l'authentique...

Ca va pas se faire avoir comme ces connards de toubibs arrogants et sûrs d'eux mêmes les associations de patients. Nous on sait, on est malades, informés, indépendants. Y a de la souffrance... Pas n'importe quoi.... Pas de risque qu'on soit manipulé, instrumentalisé ! Part de choses ! Saout l'a dit !... Ca suffit !...

Foutremerde ! Empapaoutage et hémorroïdes !!...



Allez bronzer moins idiots maintenant !

lundi 5 juillet 2010

Pélerinage


C’est con mais ça m’a pas passé… La célinite je veux dire… Je les lis dans l’ordre, un par un, tous, chronologique, depuis le début de l’année… le Voyage… non, ça le Voyage c’était déjà lu, relu. Mort à crédit aussi… mais maintenant c’est les autres, la suite, d’abord les Lettres dans la Pléiade, puis l’Eglise, pas terrible l’Eglise, brouillon du Voyage,  puis Guignol’s, Féérie, D’un château l’autre… Bientôt les derniers, Nord, Rigodon…

Tous je vous dis !... pamphlets compris  Au Paraguay je les ai trouvés. Pas que le foot là-bas.
Voyage au fond de la Célinie, au bout de la célinuit...
Trop plein de nausée, dégoulinure, crachats…
Jusqu’à quel point plonger, se laisser submerger par la dégoûtance, pour recueillir au fond quelques perles d’écriture ?... La balance bénéfice risque dit on en médecine, avantages inconvénients, plaisir répulsion…
Je ne sais pas.
Dans « Bagatelles » au début, des pages sublimes... d’une actualité…  rien n’a changé !... et puis le délire… le délire. Hélas, pour aggraver les choses, c’est bien écrit. Putain...

Enchantement le plus souvent... Musique, murmure, susurrement. Laisser l’écriture parler, chanter dans sa tête, laisser les mots se mettre en place, devenir phrases, cris, émotions… c’est un effort que de lire Céline, tous les mots comptent. On en saute un, toute la phrase saute… le paragraphe… le chapitre…  le livre. La musique s'arrête. Alors il faut reprendre... plus lentement, plus posément, et la musique renaît…

Céline le mystère… être à la fois génial et détestable, pudique et ordurier, tendre et violent, intelligent et con, raffiné et grossier, égotiste et attentionné. Comment ?
Rendre le talent pur parfois presqu’insoutenable. Incroyable…

Je peux pas le haïr vraiment... Trop de tendresse.... C'est comme pour les pauvres. Le vrai pauvre est haïssable, tellement con, tellement humain, jusqu'au bout, jusqu'à la fin. La souffrance.. Ça rend con et aimable. Voilà Céline...

En tout cas une chose est sûre, pas la peine de tenter l’imiter. Ou plutôt si, on peut toujours essayer, mais s’en rapprocher là... c’est autre chose.

Alors aujourd’hui j’étais de passage à la capitale, voilà où je voulais en venir.

Des affaires…  un rendez-vous… Mais ce matin en quittant ma province je repère le passage sur la carte. Le Passage Choiseul. Si j’ai le temps j’y passe. Depuis le temps... Ca me trottait dans la tête, évidemment.

Sortie métro Palais Royal, on remonte l’avenue de l’Opéra pour tourner à droite rue Sainte Anne, à gauche rue Thérèse, à droite rue des Moulins, c’est devant, rue des Petits-Champs. Là. Il s’ouvre là le passage, comme une grotte, un antre, un ventre, un tunnel, un trou.  Passage DE Choiseul c’est marqué. Attention !... Noblesse oblige…

La première chose c’est de lever la tête, chercher les 300 becs Auer. Ceux qui l’ont éclairé, asphyxié… Y en a plus. Au lieu un globe lumineux qui pendouille tous les dix mètres tenu par un arc où s’accrochent quelques ampoules, éclairâtres. Moche. Comme l’espèce de bâche sale qui court sous la verrière, qu’elle laisse à peine deviner, couverture du pauvre pour arrêter les chutes de gravats et surtout pas faire les travaux de rénovation.
Je cherche sur les murs au dessus des boutiques des restes d’appliques, reliques des becs, on sait jamais. J’en vois pas…

J’avance dans l’allée, 6, 12, 26… j’ai oublié le numéro.

J’imagine pas un seul instant qu’il y ait une plaque une référence quelconque. Ca serait trop honteux, trop risqué, provocation, ou alors arraché, vandalisé d'emblée. « Ici à vécu Céline »… Pensez donc !… Impensable… Ah ! ce serait Mauriac, Proust, Gide ou Tartre !...

Si ça se trouve, je vais même pas oser demander. Je me connais. Pourtant ils doivent bien savoir, avoir l’habitude. Pas le premier.

Je repense au reportage de Michel Polac à la télé noir et blanc d’autrefois ; il interroge des passants dans le passage et leur offre un Céline, comme ça pour voir, leur demande si ça leur dit quelque chose… beaucoup ne connaissent pas, d’autres si : refus dégoûtés… un vieux facho dit qu’il regrette de pouvoir rien dire, ça non, mais tout est dit justement… Plaies ouvertes, toujours, purulentes… Il retrouve une commerçante, une voisine qui l’a connu le gamin intenable, le sale gosse,  qu’en faisait qu’à sa tête, et sa mère qu’arrivait pas à le tenir…

C’est fini tout ça. Quelques échoppes bobos, restaus étrangers, locaux à vendre, liquidation totale…  Et si c‘était là ?...  J’ose pas demander... c’était couru.
Les numéros défilent. L’entrée des Bouffes Parisiens… Bientôt la fin, le bout du tunnel.
Même pas l’absence d’odeur de nouilles pour s’orienter !

Sauvé ! Des boutiquiers !... presqu’à la sortie. De part et d’autres les rayons de vieux livres s’alignent, s’entassent. Ceux-là au moins ils seront pas choqués… Ils peuvent comprendre qu’on s’intéresse. Les livres quoi… y a complicité, accord sur le fond. On peut discuter quoi !...
Ils sont deux là à causer, je m’approche vers celui qu’a le plus l’air de vendre. Difficile à reconnaître chez les intellos. Celui là semble s’intéresser à moi. J’y vais. Respiration.

-       - Excusez moi, vous savez où se trouvait le magasin de Céline ?
-       - 64 et 67… mais vous verriez rien.
-       - Oui, je m’en doute… mais c’est pour pas passer devant sans savoir quand même, dans un sourire que j’imagine niais. Merci…

Demi-tour.
Ça y est. J’y retourne. Palpitation, la bouche sèche… Comme un interdit bravé, ouvert le placard aux parents, reluqué les guêpières, les revues cochonnes.
Je sais c’est con.
Mais on se refait pas. Je serais pas bon en période de guerre, résistant pour temps calme Julien Bezolles.
Avant de passer devant les Bouffes j’avais vu des numéros, 57-61, ça doit donc être par là…

Le 64 est juste devant l’entrée des Bouffes. Magasin de fringues, au plus banal. C’est tout petit, l’escalier dans le fond qui monte à l’étage. Je respire, goulée d’air. Toujours pas d’odeur de nouilles.

Le 67, juste en face, invisible, rien l’indique. C’est même l’entrée du théâtre, doit y avoir erreur. Deux  trois allers retours pour vérifier, pas trop tout de même, pas se faire repérer, attirer l’attention. « Encore un qui cherche pour Céline… tous ces salopards… pas l’air d’un facho pourtant… »

Un arrêt rapide, repasse devant les livres, ressort rue Saint-Augustin. Voilà. C’est fait. Mort aux cons.

samedi 3 juillet 2010

Conflits d'intérêts : Halte aux vieux !

Dans le Monde d'aujourd'hui, sous le titre HALTE AU FEU ! Simone Veil et Michel Rocard, dont on ne présente plus la respectabilité, l'historicité, bla-bla-bla, nous servent une pathétique soupe consensuelle pour nous expliquer, à propos de l'affaire Bétancourt que tout ça c'est pas bien, qu'il faut respecter les personnes et patatipatata !

Halte aux vieux !!...

Pour parler de ce qui me concerne et de ce que je connais, c'est à dire les conflits d'intérêts en santé, et leur gravité, qui se mesure, comme le rappelle le Formindep incessamment, en vies humaines,  je peux dire avec un certain niveau d'assurance, que le niveau de malhonnêteté, de conneries, d'ignorance, de mauvaise foi, qu'on entend de la part de ceux qui nous dirigent, sur cette question justifie largement qu'on ne mâche ni ses mots, ni sa colère.

On a ici l'exacte caricature du niveau de la réflexion gouvernementale sur la question. Ne riez pas trop vite, car ce qui se dit là est extrêmement grave !

Voilà donc le débat que nos gérontes se proposent d'élever ! Accrochez vous à vos déambulateurs !! :



Ce que dit Lefèbvre, qui n'a jamais été autre chose qu'un lobbyiste c'est-à-dire un créateur de conflits d'intérêts, à propos de Sarkozy est exactement ce que pensent d'eux-mêmes les irréprochables experts sanitaires de la grippe, que la Commission d'enquête du sénat sur la grippe a auditionné avec courage et abnégation durant les trois mois écoulés, pour lesquels le vocabulaire disponible est insuffisant pour exprimer sa consternation devant tant de bêtise, d'arrogance, de suffisance, de nullité.

Peut-être peut on appeler maintenant LEFEBVRERIE ou LEBEBVRITUDE  cet Everest  de  la connerie universelle, extra-galactique, zéro absolu, temps zéro du Big-Gang...

On peut en visualiser ici l'exemple le plus lamentable avec l'audition de la professeuuuure Catherine Weil-Olivier...  et son "worst-of" là... Et ces médicocrates ont entre leurs mains la santé publique française !!

Les conflits d'intérêts, en démocratie et en santé, ce n'est pas de la pâtée pour mon chat, ce n'est pas de l'option facultative, si je peux me le permettre, c'est du risque démocratique et du risque sanitaire !

Ca dictaturise et ça assassine !!!

Que ces cacochymes pontifiants ornés de leur aura se permettent d'en rajouter dans l'insignifiance et la médiocrité sur cette question  est grave.

Il y a un temps pour tout, nous dit l'Ecclésiaste, y compris pour prendre la parole en politique. Il y a un moment où il faut savoir arrêter de causer, pour s'occuper de ses petits-enfants, recevoir les hommages mérités pour ses engagements passés, historiques, terminés, prendre ses gouttes avant de mettre son dentier pour passer à table, changer ses protections, etc.

Les Français sont ceux qui savent et donnent des leçons, disent les étrangers. Ils ne sont d'ailleurs bons que pour ça. Les Français, devenus vieux, restent Français, mais vieux. De ridicules ils deviennent pitoyables.

Relisons en conclusion ce magnifique texte de Aram J. Kevorkian, qui est beaucoup plus calme que moi pour dire pourtant les mêmes choses. 

Dans la société ultra-capitaliste où tout est permis aux riches pour toujours plus de profit et de cupidité, la lutte contre les conflits d'intérêts, politiques, sanitaires ou autres, ne permet pas les mondanités et les ronds de jambes entre notables flappis.

Il s'agit d'un combat, d'une résistance. Question de survie. Question de dignité. On pensait pourtant  que la mère Veil savait ce que c'était. 

Le conflit d'intérêts en santé et en politique c'est quand on instrumentalise l'Homme, à tout prix, jusqu'au bout, pour ses objectifs idéologiques et ses fins personnelles quels qu'ils soient.

Ca ne lui rappelle rien ?... Non ?... Alors il s'agit bien de sénilité...


 Merci à Dominique Dupagne, d'Atoute.org pour un grand nombre des documents cités.

dimanche 13 juin 2010

La mission sur la médecine de proximité confiée à Elisabeth Hubert


Elisabeth Hubert n'a réellement exercé la médecine générale que 3 ou 4 années à peine, il y a maintenant près de 30 ans, ses études à peine terminées. Et encore.

Installée en 1981, elle a été conseillère municipale de Nantes en 1983, députée en 1984, et dès le début apparatchik locale puis nationale du réactionnaire, corporatiste, inféodé à l'industrie, totalement médical donc, syndicat CSMF.

Il faudra sans doute des recherches minutieuses à celui qui voudra retrouver des patients se souvenant avoir été soignés par le bon docteur Hubert. Elle ne connaît donc rien ou presque à la médecine générale, la vraie, sauf ce que son expérience dans les quartiers bourgeois lui aura appris et qu'elle a maintenant largement oublié sauf à n'en retenir que les habituels clichés : les pauvres abusent par exemple. Il faut les dresser. Pardon, les res-pon-sa-bi-li-ser.

Cette courte expérience médicale ne lui aura donc servi que de marche-pied à une classique carrière politique de médecin de droite (tautologie) qui consiste essentiellement à servir la soupe aux intérêts marchands, soumettre la médecine à ces mêmes intérêts, défendre une certaine idée de la médecine l'Oréal parce que je le veau bien, 4X4, congrès labo, vacances Courchevel, etc.

Après son passage de juppette éclair à la santé en 1995, elle a donc tout naturellement rejoint l'alma mater pharmaceutique, ce qui a constitué le plus long temps de son parcours professionnel, jusqu'à siéger au bureau du Leem (ex SNIP). Depuis elle a pris le goût des places honorifiques dans le milieu de la santé, ainsi que n'importe quel administrateur d'entreprise du CAC 40, vivant de jetons de présence et de prébendes.

Je peux d'ores et déjà annoncer que la mission sur la médecine de proximité que lui a confiée Nicolas Sarkozy, frère d'un autre responsable de l'industrie pharmaceutique, François, aura les résultats suivants :
  • maintien du système libéral payé à la passe en soins primaires, à l'encontre de tout bon sens sanitaire et économique.
  • poursuite de l'enrichissement des incompétents, spécialistes en abattage général.
  • accroissement de la valorisation de la médiocrité des pratiques.
  • durcissement de la langue de bois et enfumage vis-à-vis des populations.
  • maintien et renforcement de la soumission professionnelle, syndicale, ordinale, aux intérêts industriels, catégoriels et particuliers.
  • entretien de l'anesthésie éthique, citoyenne et démocratique des médecins, proportionnelle à leur arrogance.
  • accroissement de la mainmise hospitalo-universitaire pharmaceutique sur le larbinat généraliste, avec commande massive de vaseline à la clé et à l'anus.
  • léchage politicien dans le sens du poil du cul du pool médical avant les élections présidentielles de 2012, en tant qu'électorat traditionnel et plus gros fournisseur de députés à droite, comme les enseignants pour la gauche. Les politiciens persistent à penser que les médecins peuvent influencer des élections, et les médecins aussi, détenteurs de la soi-disant relation de confiance qu'ils auraient avec leur patients, et qu'ils n'hésitent pas à instrumentaliser pour faire passer leurs idées politiques.
Tout va bien. Le lobby médical garde la main. La santé publique attendra.

samedi 29 mai 2010

Pharmachien de métier


Elle m'a envoyé ce message Caroline la pharmacienne d'hôpital. Elle avait lu Sirop d'Afssaps.
Pharmacien désabusé, elle m'a dit....
Et un témoignage de plus que les soins ça part en capilotade en France, un !
Les meilleurs se trissent c'est bien connu...
Bah !... Tant que le marché progresse lui... J.B.
_____________


Le système, la gabegie, le manque de moyens, le manque d'implication, la réglementation qui nous submerge, les patients exigeants, pseudotélévisuellement informés, qui se croient plus à l'hôtel qu'à l'hosto.
"Moi madame, je n'accepte pas ce générique, qui, c'est bien connu, est dangereux...
- Oui monsieur, mais c'est aussi un générique que vous prenez chez votre pharmacien...et puis la pharmacie n'est pas extensible à l'infini, ni son budget, et si je commande juste pour vous, je l'aurai dans 3 jours et vous serez sorti !

Les chirurgiens surbookés...
"Et pourquoi et pourquoi vous ne m'avez pas commandé mon matériel" dit chacun, ne prenant pas le temps de s'accorder avec son confrère...
- Ben parce que, la pharmacie n'est pas extensible à l'infini, ni son budget, les fournisseurs ne nous livrent pas un article de chaque sorte, non, on n'est pas au marché du coin, on a fait des essais ensemble, vous étiez d'accord...

Les soignants excédés...
"Elle nous fait ch...la pharmacienne, toujours à contrôler ce qu'elle nous donne.
- Excusez moi, vous avez une prescription de Lévothyrox pour monsieur Duchmol qui est hyperthyroidien... Vous pouvez voir avec son médecin ? Et puis madame Gamberge, c'est normal que vous lui donniez Innohep et Lovenox en même temps ???
- On n'a pas le temps, le médecin est injoignable, si il a prescrit c'est que c'est comme ça...
- Bon, ben excusez moi de vous avoir dérangé pour presque rien...

Et elle s'en va bouder dans son coin la pharmacienne, parce qu'elle en a marre de revenir un samedi matin, pour sa pomme, parce que l'infirmière qui a rangé la commande le vendredi et qu'avait autre chose à faire sans doute, a mis la sandostatine au dessus de l'armoire à pharmacie, en plein soleil, elle savait pas que ça allait au frigo, ou qu'on avait oublié de commander le Duphalac de monsieur Trouduc, et que c'est trop dur d'aller voir dans l'armoire à pharmacie du service à coté...

Elle en a marre de se faire crier de dessus ( DE dessus !
parce que nous les pharmaciens de cliniques ou d'hôpitaux, nous sommes souvent relégués dans les sous sols, entre la morgue et les cuisines) parce les transporteurs ne livrent pas au bon endroit ou les fournisseurs sont en rupture, que le Dr Tartenpion a choisi un appareil d'une certaine marque et qu'on ne peut pas remplacer les consommables par une autre marque. Et voila notre volcan islandais qui refait des siennes, pas de livraison...pas d'intervention...

Chacun est à bout de souffle et essaie tant bien que mal de s'acquitter de ses tâches , primum non nocere .. prend là tout son sens !

Et ben moi... je me casse, je remballe... Je suis usée, je vais aller faire du conseil tiens!

Signé : Caroline employée rebelle et démissionnaire

dimanche 23 mai 2010

Bon de transport

"Œuvre de l'esprit"
De scrupuleux brimborions de morale dont au sujet desquels je travaille puissamment à m'extraire, m'ont fait hésiter, reculer à publier ce texte, craignant que des personnes de compréhension différentes et néanmoins internetisées (ce qui est loin d'être antinomique convenons en), d'ailleurs sous-citées dans le présent document et plus connues sous le vocable de cons, s'offusquent de la crudiviolence de certains propos.

A leur intention et à celles de certains autres qui, à la lecture de ce texte, se découvriraient avec une stupeur néanmoins teintée de satisfaction (car il est toujours rassurant de se sentir de la meute) appartenir à cette vaste et très dominante population, tel l'univers toujours en expansion, celle des patentés abrutis, érodés du bulbe, fieffés imbéciles, anéantis neuronaux, bref ceux à l'entendement altéré, je tiens à préciser qu'il s'agit ici comme dans le reste de ce blog d'ailleurs d'"œuvre de l'esprit", ainsi que j'en ai découvert le sens grâce au procureur de Montgolfier suite à l'affaire de la photo de la Fnac de Nice (voir ci-contre).

Si tant est qu'en la circonstance le concept d'esprit soit approprié, et tout en laissant au lecteur son jugement sur l'hypothétique dimension littéraire de cette conchiure, car comme disait Céline : "Chie pas juste qui veut !...", tout ceci n'en reste pas moins une ré-création. A bon comprendeur !...




Cher monsieur l'oncoprostatoradiothérapeute cher, cher leader d'opinion de CHR,

Votre irradiante magnificence a estimé nécessaire de convoquer à votre consultation d'oncoprostatoradiothérapie locorégionale sise dans le service du même nom au CHR de Bourdogne-les-Suçons, l'immatriculé social Robert X., 78 ans, qui dans un moment d'égarement et en l'absence comme il se doigt de tout consentement éclairé, a commis l'imprudence de me désigner comme médecin traitant conformément à la loi de juillet 2004 portant réforme de la sécurité sociale (plus connue sous le nom de loi Douste-Blazy d'enculation des assujettis) par le truchement du formulaire idoine S3704, dument rempli et paraphé par les deux parties en présence de la carte vitale de l'impétrant, puis précautionneusement déposé sans récépissé ni trace aucune dans la boite à lettres de la Section Primitive de la Sécuritate Sociale de Blougnac-sur-Hideuse (département de Meurthe-et-Garonne-Inférieure).

C'est, cela va de soi, en consultation privée que vous l'espérez. Tant qu'à faire. Moquette, fauteuil cuir, on paye à l'entrée. Satisfait et déboursé surtout .

Il vous avait pourtant pourtant rien demandé le pauvre bougre, sacrifié médical, victime du Knock syndrome, profitassion et tout ça. A ce qu'il parait que vous lui auriez radié suppressivement sa prostate ça fait 8 ans subséquemment à son PSA qu'aurait dépassé la limite légale autorisée vu qu'elle aurait contenu la prostate d'ycelui des cellules qui se seraient faites prévaloir comme prétendument malignes les bougresses en dedans de l'intérieur du susdésigné organe. Donc je résume : N'importe quoi. Nous sommes d'accord. Jusque là.

Lorsque vous l'avez rayonnifié de votre savoir, de votre iode et de la suffisance nécessaire à l'amalgame des deux, il vous avait pas demandé plus qu'aujourd'hui remarquez. L'avait juste subi, le tchernobylié prostatique, le zélé rabattage du larbin médical précédent, serf soumis kapo généraliste agentique du camp de dépistage à tous les étages. "Le professeur l'a dit, moi je m'exécute et j'exécute, obéis aux ordres moi, pour 22 euros avec les charges faut pas demander de penser en plus, faut bien que tout le monde vive, et se croye d'une quelconque utilité en ce bas monde et si c'est au prix d'une prostate pourquoi pas." Milgram toujours là. Mon honneur pour un 4X4.

C'est la grande filière du trou du cul mon bon ! rabadépistage organisé, par ici la monnaie ! Passé 50 tout mâle y passe, prostate y trépasse ! Le généraliste inocule la trouille, l'urologue encule, le cancérologue exulte, le radiothérapeute ramasse, tout le monde y a droit, tout le monde y palpe, 22 euros pour le grouillot, séjour au chaud à l'irradiateur. Hiérarchie tout de même ! Du producteur au distributeur, les intermédiaires s'empaffent. Tout est organisé ! vu à la télé, cardinisé Téléphone çonne sur Rance-Inter, lu VSD, promu vedette ciné, prostate à la thune, AFU à l'affût, Anamacap plein cap, service après-fiente assuré HAS-INCA, Honte code, c'est tout bu. Investissez dans l'iode radioactive, petits spenculateurs, y a du débouché... retour sur investissement, le secteur connaît pas la crise.

La probabilité donc que grâce à vos œuvres et à vos pompes, cher dosimaître, l'infortuné Robert ait maléficié d'un surdiagnostic et d'un surtraitement à sa suite doit malheureusement être considérée, et pour ma part en ce qui me concerne moi-même personnellement, retenue avec toute l'attention et la rage requises.

Ça veut dire, en clair, pour les personnes de compréhension différente dont je ne puis imaginer un seul instant qu'elles s'attardent sur ce blog au delà des quelques nanosecondes nécessaires à la prise de conscience de leur indésirabilité, que dans un système médical digne de ce nom, il eut fallu leur foutre une paix impériale, une tranquillité de première bourre, à lui et à sa prostate à Robert. Mais c'est trop tard, quand le foutre est sucé faut l'avaler, mâchonnait encore récemment feue ma vieille mère.

Comme c'est à 150 km de son domicile que vous malofficiez, portée maxi de votre rayon de nuisance, vous lui auriez fait rapporté par votre secrétaire, celle qui a en charge la question des transports, pas l'autre, c'est organisé, de "voir avec votre médecin traitant pour le bon de transport"... Sic !

Trique !... Nique !... Foutre !... Ecorché !... Indigné le Bezolles !... Eruption de l'Eyjafjallajökull ?... moins qu'un pet de mouche !... fuite de pétrole de la Baiseuse Pétroleum ?... mélena de coccinelle ! étron de bourdon !... Pas plus !... outrancié... salopé.... humillionationné !... Milliard de générations !... Explosion, expulsion par tous les pores !
Mais Aaaattention, hein !... Ouh là !... Continence hein, retenue, self control, yoga, relaxation, détente, hop. Pas une trace, pas un signe le Juju. Sérénité compacte !... Sans fissure. Rien que de l'intime, de l'interne, de l'interiorisé question fulminance.

Comme vous vous le figurez, cher uroleader, j'ai donc tenu à vous téléphoniquer moi-même personnellement pour entendre ça de votre bouche cher fumier, voir si vous aviez encore des couilles vous-mêmes, pas celles que vous empilez depuis 30 ans façon trophée de chiasse merdicale, momifiées rayon gamma, pour me le dire en face, me le cracher à la gueule votre mépris spécialisé professoral, radiochié, l'expression de votre profonde déconsidération.

Bien sûr la rencontre a pas eu lieu. Faut pas rêver ! J'ai pas eu l'horreur.

Un artiste de votre envergure, chef de sévice, membre fondateur de la société d'urologie des Bahamas et des Caïmans réunies, client émérite de la Asshole Illimited Fucking Bank, vice président honoraire de la Triade Oncologique de Shanghaï, membre associé des Yakusas Radiothérapiques de Honshu, Secrétaire de la Section PSA de la Camorra Napolitaine, membre actif de l'Association pour la Réhabilitation de Josef Mengele, ça cause pas si facile au petit personnel ça non !...

Non mais qu'est ce qu'y croit ? Y s'fourre le doigt dans l'adénome jusqu'à la surrénale le généralâtre, et si c'était possible on le verrait bien se tripatouiller l'hypophyse avec. Y se croit Christophe Colon qu'a découvert la marisque !... Si ça se trouve au moment où je tentais ma désespérée poussée de fierté, pathétique, téléphonique, bubonique, ridicule, lamentable, rigolable, vous, vous faisiez urotouriste à bon compte pharmaceutique, dans je ne sais trop quel foutricule atoll de l'Océan Indien avant submersion climatique.

C'est votre secrétaire qui m'a répondu. Fort civile d'ailleurs. Entre larbins le courant passe. Courant domestique, basse tension, faible résistance, pas de droits de l'ohm ici. Elle m'a assuré votre secrétaire qu'elle était bien au regret de ne pouvoir me mettre en contact avec votre Saigneurie, au motif que vous seriez (cochez la case) :
  • en train d'irradier l'anus d'une haute autorité.
  • en pleine urgence avec Z..... après le but plein cadre de Ribéry.
  • en séance de cuissage de votre interne.
  • en cours d'enfilage de la dernière sonde interne sur l'externe, en vue de son intégration au séminaire des Paires du Saint Prépuce.
  • avec Michel Cymès en direct sur Rance 24
  • en conférence avec votre avocat au golf de Saint-Fion-la-Pimbêche.
  • in bed with Roselyne, all simply.

"Euh, oui évidemment on les fait pas nous les bons de transport, c'est le médecin traitant pour ça." Elle a tenu à me les mettre les poings sur les I, affable la préposée.

Bon.

C'est maintenant que ça lâche ! les bandes dilacèrent !... la digue explose !... Xynthia c'est pipi !... Finie la retenue ! achevée la rétention ! évanouie la correction ! Le bouchon saute, éclate, pète. Taïaut !... le caillot expulsé, évacué. C'est l'hallali !... Ça lâche, hémorragise, dégouline, suinte, répandouille partout, ras les ostiums !... La varice est l'amère de tous les mots. C'est l'année vraie de l'anévrisme. Splash !... Les défenses sont débordées, le surmoi désossé... le dégoût submerge, l'écœurement dégueule, la répugnance assaulte. Hémorragie de l'émotion ! Stop !!!...

Monsieur l'uroconnologue, je voulais juste te signifier que si j'apercevais malgré tout bientôt au loin mes 20 années de pratique de foutremerde médicastrique, c'était pas dans l'idée de te caresser l'hémorroïde, option sous-derche, au delà de la décence ordinosyndicale requise.

Si tu fais ta vaseline, ta réputréfaction, ta carrière sur le dos, le cul, les couilles du bon peuple et qu'il est assez soumis pour se laisser enculer en remerciant, en en redemandant même mon bon maître, un petit tour de plus pour la biroute, c'est son problème.

Assume assure allume mon brave. Va jusqu'au fiond. Délecte-t'en bien, jusqu'aux babines, jusqu'aux papilles, à t'en submerger les sphincters. ¡ Hasta la llenositad ! Mais s'il te plaît, par pitié, pas moi, garde moi loin de tes turpitudes, saloperies, merdreries. Me mêle pas à ça, je t'en supplie !

Pour la remplissure des bons de transport et autres paperachieries, si tu sais pas comment procéder, si t'as des difficultés, j'anime du haut de mon expertise de dérouleur chef de rouleau de pécudministratif, un séminaire de deux jours de formation au noircissement de formulaire. "Du bon usage de l'Ausweis sécuritaire social", agréé CPAM, indemnisé FPC, feuille de soins barrée et chèque de caution Niclays Bank.

Soigner des gens, mon cher con mon cher frère, c'est pas seulement, si tu veux tout savoir, les inviter à contempler bêtifiés, soumis, ligotés, brancardisés, ton inhospitalière Suffisance avec tact et démesure. Si tu veux du monde à ton urospectacle, le plus grand Foutriquet du monde, assister à ton grand numéro de cancéroguignol, faut aussi assurer la logistique, ticket d'entrée, parking, ouvreuse, réservations, etc.

Mais moi je veux pas être au générique tu comprends ? S'il te plaît.... Pas sur l'affiche !... Même pas dans un coin. J'en jaunis à l'idée !... Merci non. Ça suffit comme ça !... Assez donné, assez dilaté l'anneau, élargi le cercle de mes relations. J'en veux plus !... Nausée.... Sers toi donc des petites mains du personnel indigène de chez toi, payé pas cher pour, si toi tu réserves les tiennes à enfourrailler le cul des malades y ramener à la surface les biftons. Grattage et tirage !... A tous les trous tu gagnes ! T'as pas besoin de moi !... Oublie moi veux tu !

Je te vois là me dire : "Bon OK faut pas s'énerver, kipcoule cher confrère, c'est rien qu'une humiliation, un mépris supplémentaire, médecine en général, spécialité larbinat hospitalo-universitaire. Du classique quoi, de l'habituel, du consensuel, décrit dans la littérature, référencé, formaté. Vous étiez averti !..." J'acquiesce. Gratter du formulaire pour étendre l'hydre tentaculitaire sur qu'il reste d'humain chez l'humain, ça mobilise toujours les envies, les passions, vocations. Orwell, 1984, URSS, Seku, et tout ça. Il suffit de savoir le présenter, faire passer, onguent, promesse, caresse, fesse, pèze. J'admets.

"Je suis là pour vous éviter d'être généraliste". Mot d'accueil du fesseur pro, en saignant du sévice, aux protocarabins béats de première année, bouches en cul, alignés prêts dispos pour leurs dix années de sodormation médicale initiale, trente en continue si affinité... Révisez vos anales !... Décervelage final, déneuronage assuré en fin de parcours. Déshumanisation, inhumation finale de l'humanité. Si ce n'est toi c'est donc ton frère monsieur l'anusologue-chef. C'est vrai qu'on comprend mieux ainsi, c'est plus clair d'emblée. Vaut mieux savoir dès le départ.
Service rendu tout compte fait.

Alors je te le dis avec tout le respect que je dois en retour de ta méprissime manière énormément dégueulasse, cher Radioleader totalitaire : ton bon de transport, tu le saisis toi-même (voir modèle ci-dessus), puis tu peux le rouler menu menu menu menu, te le tortillonner, serrer dans tes doigts finement manucurés sûrement assurés, et te le colloquer patiemment, lentement, posément au plus profond de ta loge, te le prostatiser raide, carrer dans l'oignon précautionneusement fond du fion. Sans moi.

Je ne sais pas si j'ai suffisamment exprimé le fond de ma pensée, mais si je devais la résumer là maintenant en une apostrophe définitivo-saignante conclusive, je dirais que je ne t'aime pas beaucoup monsieur. Voilà ! C'est dit ! Oui !... c'est bien ça !

Je n'envisage pas tout compte fait, bien pesé, bien mesuré, bien débandé, tisser avec Ta Bassesse des relations durables, cordiables, mettables, dans un futur approximatif. Nous ferons loge séparée, nous n'aboucherons pas ensemble, chacun son carcinome et les métastases seront bien gardées. J'ai l'honneur de ne pas te demander ta main, ne mettrais pas mon nom en bas du bon de transport. Voilà !... Me suis je bien fait comprendre ?

Soyez donc assuré cher confrère, monsieur et cher mettre bien au fond solidement ancré, de mes sentiments les plus déférenticules, urinoires, excrédémentiels, et pour tout dire défécatifs.

Docteur B.

lundi 10 mai 2010

Les VRAIS résultats du championnat !

Le rapport coût-efficacité (efficience) des clubs de foot.

Aujourd'hui les poteaux on va sortir un peu de la médecine et tout ça.

C'est pas que je m'intéresse vraiment au foot mais là aussi comme c'est le fric qui gouverne, je suis étonné que les résultats des clubs soient pas affichés en fonction de leur "efficience", c'est à dire le rapport entre le coût et le résultat.

En médecine on nous les gonfle particulièrement avec ça et ça fait que s'aggraver. Pourquoi ça serait pas pareil ailleurs ? Le sport, la politique, le cul, la guerre, ce qui est vraiment important dans la vie quoi. Il faut que Caca-Collé, Bolloré, LVMH, TF1, Halliburton, Total, Axa, Sanofi, Sarkozy, Toyota en aient pour leur thune, retour sur investissement, ROI. Y a pas que la sécu putain quoi.

Pour le foot y a pas plus facile : il suffit de prendre le budget de chaque club et de le diviser par le nombre de buts qu'il a marqué durant le championnat. Et hop ! on sait combien ça lui a coûté pour marquer un point durant l'année.

Dans ce classement les meilleurs sont donc ceux qui ont les points les moins chers. C'est tout simple. Il fallait y penser. C'est les Bezolles du foot !! Le résultat est un peu comment dire décalant... Vous allez voir !... Y en a des qui feraient mieux de la fermer avant de continuer à l'ouvrir !... Allez les faibles !

C'est fou comment on se rend mieux compte ainsi de ceux qui bossent et de ceux qui se contentent de se baisser pour la ramasser, on différencie les besogneux des glands, les travailleurs des rentiers, les prêts-à-délocaliser des bourrés-stock-options, les petites mains des grandes gueules.

Savez-vous qu'en moyenne, avec mon calcul, il faut qu'un club de première division, ligue 1 si vous préférez, dépense au bas mot 1 035 900 euros par point en championnat ?

Et c'est un rapport de 1 à 7, je dis bien de 1 à 7 entre le club le plus rentable du championnat, celui qu'a la meilleure efficience, et le plus glandu, celui dont les joueurs passent plus de temps dans leur Ferrari que sur le terrain à tremper leur support à sponsors, alias le maillot.

Ainsi le meilleur club de France qui n'est pas celui qu'on croît dépense 390 000 euros pour marquer un point en championnat, et le plus glandu qui est bien celui qu'on imagine, accrochez vous à votre banderole, claque 2 777 777 euros pour le même résultat !

Ça donne à penser !.. si on peut dire... vu qu'on est tout de même dans le foot.

Bon je vous fais pas marner davantage, on n'est pas aux César du cinéma et y a pas la minute du pub qui tourne, je vous le donne le palmarès, THE résultat, Les Bezolles du Foot !!! Y a pas de raison que je laisse pas mon nom à une œuvre moi aussi.

Tatata !!!

Eh bien voilà d'abord le budget des clubs (c'est selon le journal L'Equipe, ça doit être sérieux donc, l'Equipe c'est un peu le Monde du sport à ce qu'on m'a dit) :























Voilà maintenant le classement officiel de la Ligue 1, tel qu'on tente de nous le faire croire, Marseille serait premier, Grenoble dernier... N'importe quoi !! Qui d'autre qu'un bœuf de base, supporter standard du PSGOM peut croire de telles conneries. Pas ici bien sûr, ici c'est classe et raffiné. Ici le neurone est fonctionnel !































Et voilà maintenant le seul vrai classement, valable ! authentique ! qui tient compte de la valeur sportive du club, du niveau réel des joueurs... Et là c'est une autre histoire les copeaux. On est dans les vraies valeurs, olympisme présamaranchien, coubertinerie et tout ça :

























A cette aune là c'est Montpellier qui est champion de France, et de loin !

Les deux premiers, Montpellier et Auxerre, sont quasiment 7 fois moins chers, plus efficients, que le dernier, Lyon, relégué en deuxième division avec les deux autres feignasses d'équipe du PSG (on s'en doutait) et de Saint-Etienne. Comme quoi y a pas que les riches qui se branlent le moût. Et l'ÔÔhaimmeuu a pas à se vanter non plus : à 54 000 euros près c'était la descente aussi. C'est que la terre est basse dans le midi.

Voilà ce qu'est la vraie valeur, la réalité réelle du foot français et des efforts effectifs des joueurs.
On peut comparer aussi entre villes de gauche et ville de droite. Bref, y a plein de façons rigolotes pour décortiquer tout ça.

Et puis vous pouvez vous amuser aussi, dans le contexte de la coupe du Monde, à comparer le montant de la rémunération des entraîneurs nationaux avec le classement mondial de leur équipe. Ça vaudra largement son pesant de sponsor à mon avis.

C'est bizarre non cette idée que le pognon ça arrange tout le monde jusqu'au moment où ça dérange ? Si tu veux faire chier un homme montre lui son fric (proverbe libéral). Ça marche si bien pour la santé et la médecine quand il s'agit de culpabiliser pour mieux privatiser. Pourquoi pas pour le reste hein ?

Promis le prochain post on reviendra aux sujets intéressants. C'était juste un intermède.