samedi 3 juillet 2010

Conflits d'intérêts : Halte aux vieux !

Dans le Monde d'aujourd'hui, sous le titre HALTE AU FEU ! Simone Veil et Michel Rocard, dont on ne présente plus la respectabilité, l'historicité, bla-bla-bla, nous servent une pathétique soupe consensuelle pour nous expliquer, à propos de l'affaire Bétancourt que tout ça c'est pas bien, qu'il faut respecter les personnes et patatipatata !

Halte aux vieux !!...

Pour parler de ce qui me concerne et de ce que je connais, c'est à dire les conflits d'intérêts en santé, et leur gravité, qui se mesure, comme le rappelle le Formindep incessamment, en vies humaines,  je peux dire avec un certain niveau d'assurance, que le niveau de malhonnêteté, de conneries, d'ignorance, de mauvaise foi, qu'on entend de la part de ceux qui nous dirigent, sur cette question justifie largement qu'on ne mâche ni ses mots, ni sa colère.

On a ici l'exacte caricature du niveau de la réflexion gouvernementale sur la question. Ne riez pas trop vite, car ce qui se dit là est extrêmement grave !

Voilà donc le débat que nos gérontes se proposent d'élever ! Accrochez vous à vos déambulateurs !! :



Ce que dit Lefèbvre, qui n'a jamais été autre chose qu'un lobbyiste c'est-à-dire un créateur de conflits d'intérêts, à propos de Sarkozy est exactement ce que pensent d'eux-mêmes les irréprochables experts sanitaires de la grippe, que la Commission d'enquête du sénat sur la grippe a auditionné avec courage et abnégation durant les trois mois écoulés, pour lesquels le vocabulaire disponible est insuffisant pour exprimer sa consternation devant tant de bêtise, d'arrogance, de suffisance, de nullité.

Peut-être peut on appeler maintenant LEFEBVRERIE ou LEBEBVRITUDE  cet Everest  de  la connerie universelle, extra-galactique, zéro absolu, temps zéro du Big-Gang...

On peut en visualiser ici l'exemple le plus lamentable avec l'audition de la professeuuuure Catherine Weil-Olivier...  et son "worst-of" là... Et ces médicocrates ont entre leurs mains la santé publique française !!

Les conflits d'intérêts, en démocratie et en santé, ce n'est pas de la pâtée pour mon chat, ce n'est pas de l'option facultative, si je peux me le permettre, c'est du risque démocratique et du risque sanitaire !

Ca dictaturise et ça assassine !!!

Que ces cacochymes pontifiants ornés de leur aura se permettent d'en rajouter dans l'insignifiance et la médiocrité sur cette question  est grave.

Il y a un temps pour tout, nous dit l'Ecclésiaste, y compris pour prendre la parole en politique. Il y a un moment où il faut savoir arrêter de causer, pour s'occuper de ses petits-enfants, recevoir les hommages mérités pour ses engagements passés, historiques, terminés, prendre ses gouttes avant de mettre son dentier pour passer à table, changer ses protections, etc.

Les Français sont ceux qui savent et donnent des leçons, disent les étrangers. Ils ne sont d'ailleurs bons que pour ça. Les Français, devenus vieux, restent Français, mais vieux. De ridicules ils deviennent pitoyables.

Relisons en conclusion ce magnifique texte de Aram J. Kevorkian, qui est beaucoup plus calme que moi pour dire pourtant les mêmes choses. 

Dans la société ultra-capitaliste où tout est permis aux riches pour toujours plus de profit et de cupidité, la lutte contre les conflits d'intérêts, politiques, sanitaires ou autres, ne permet pas les mondanités et les ronds de jambes entre notables flappis.

Il s'agit d'un combat, d'une résistance. Question de survie. Question de dignité. On pensait pourtant  que la mère Veil savait ce que c'était. 

Le conflit d'intérêts en santé et en politique c'est quand on instrumentalise l'Homme, à tout prix, jusqu'au bout, pour ses objectifs idéologiques et ses fins personnelles quels qu'ils soient.

Ca ne lui rappelle rien ?... Non ?... Alors il s'agit bien de sénilité...


 Merci à Dominique Dupagne, d'Atoute.org pour un grand nombre des documents cités.

2 commentaires:

  1. Très intéressante réflexion. Je pense qu'une des explications pour cette mauvaise foi on ne peut plus flagrante, est le renoncement progressif des journalistes devant les non-réponses, les digressions sans intérêts ou les quasi-mensonges des politiques. Ceux-ci ne voyant plus les journalistes que comme des relais de communication, sans doute ne comprennent-ils plus ce qui se passe lorsqu'ils ne se trouvent plus en face d'un mouton résigné à se laisser conduire à l'abattoir.

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  2. Autre explication à ces comportements : le choix idéologique du libre-échange, qui n'est rien d'autre qu'un abandon de la volonté politique au profit des marchés, par nature irresponsables.

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