vendredi 12 août 2011

Peu de bruit pour si peu

Histoire banale.
Dans une cité comme une autre des jeunes tiennent les murs chaque soir au bas des blocs. Bruits, cris, agitations tard la nuit, insultes sur ceux qui leur demandent de se taire. La police ne vient pas bien sûr, il ne faut pas provoquer. Zone de non droit, etc. Exaspéré, un soir, un vieux qui vote sans doute Front National, prend sa carabine et en shoote un, du septième ce soir là. Un jeune meurt. Drame des banlieues titre la presse, l'appart du vieux est saccagé. Une marche silencieuse est organisée en mémoire de la victime. Comité de soutien au tireur : il n'en pouvait plus, il avait appelé la police 17 fois. Le procès a lieu. Le vieux est condamné, circonstances atténuantes ou pas. La justice a passé. On ne fait pas sa loi soi-même. Histoire banale. Je vous l'avais dit.



Le lac des Ibis au Vésinet
Chez les riches c'est plus simple. Mariage maghrébin en banlieue. Youyous, coups de klaxons, drapeaux algériens aux portières des voitures, dérapages sur la place devant la mairie. Et belles photos des mariés. A Roubaix on va au Parc Barbieux. A Nanterre on va sur les pelouses du Vésinet. Bruits, cris et agitations. Fête et belles photos. On ne fait que passer sur les pelouses. On ne s'incruste pas. Mais c'est déjà insupportable pour ce vésigondin-là. Et quand le vésigondin sonne la police arrive. Vite fait puisqu'elle est déjà sur place la police. La tranquillité des riches en Sarkozie ou ailleurs. Alors les choses redeviennent banales. Course poursuite d'un jeune en scooter. Un jeune meurt. Les versions seront toujours différentes bien sûr entre la police et la famille. Force reste à la loi. Pas de titres dans la presse ou si peu, pourtant des journalistes au Vésinet il y en a. Pas de procès, pas de condamnation, pas de bruit. Juste la souffrance d'une famille et la tranquillité du Vésinet, infinies toutes les deux. Ici pas besoin d'arme à feu, c'est simple comme un coup de fil.








mardi 14 juin 2011

Demande de retrait de photographie de mademoiselle Zahia Dehar

J'ai reçu ce courriel d'une officine qui se préoccupe de la réputation électronique de Mlle Zahia Dehar qui avait défrayé la chronique footballistique dans des temps heureusement révolus. Evidemment j'ai tout anonymisé pour éviter tout problème.


Bonjour M. Bezolles,
 
Je me permets de vous contacter pour le compte de Mademoiselle Zahia Dehar qui a délégué à notre société XXXXXXXXXX la gestion de son image et de ses droits sur internet.
 
Vous avez publié une photographie de notre cliente sur votre site internet à la page suivante :
 
http://julienbezolles.blogspot.com/2010/05/bon-de-transport.html

Pourtant, Mademoiselle Dehar n’a jamais donné son autorisation préalable pour que cette photographie soit reproduite et publiée sur votre site internet. Cette autorisation est pourtant nécessaire. En effet, chaque individu, quelle que soit sa notoriété dispose  sur son image et l’utilisation qui en est faite, d’un droit exclusif qui lui permet de s’opposer à sa diffusion sans son autorisation. Ainsi, cette diffusion porte atteinte au droit à l’image de notre cliente au sens de l’article 9 du Code civil. De plus, j’attire votre attention sur le fait que Mlle Dehar était mineure lorsque cette photographie a été prise.
 
En outre, la diffusion de cette photographie est très préjudiciable pour Mlle Dehar dans la mesure où elle ne reflète plus sa personnalité et ses perspectives actuelles.
 
Ainsi et compte tenu du préjudice important que subit notre cliente, je fais appel à votre compréhension et vous demande de bien vouloir retirer la photographie que vous avez publiée.
 Bien cordialement,
--
AlXXXXXXXX
Juriste

Tel. direct:
Blog: http://www.XXXXXXXXXX
Twitter: @rXXXXXXXXX
 Facebook: facebook.com/XXXXXXXXXX
 

Effectivement, y a outrage. Et j'en présente très sincèrement toutes mes excuses à la victime. J'ai donc totalement modifié la photo de façon à la rendre absolument impossible à identifier, et suite à une relance de cette entreprise de purification électronique, je l'ai même supprimée.  Jugez par vous même sur la page concernée : http://julienbezolles.blogspot.com/2010/05/bon-de-transport.html 
Pour montrer toute ma bonne volonté et réparer ainsi mon erreur je vous invite donc tous à vous rendre sur le site officiel de Melle Zahia Dehar afin que vous réalisiez à quel point son site actuel ne reflète plus sa personnalité et ses activités passées. Encore toutes mes excuses, et que ceux qui hébergeraient encore sur leur blog, de façon tout à fait involontaire comme moi, des photos de la Zahia Dehar d'avant s'empressent de les occulter. Merci.


 

samedi 30 avril 2011

L'arrêt de travail à deux vitesses de la Securitate Soziale de Troussidon sur Glavieuse


C'est Madame Zalo, la cinquantaine ALDisée hypertense dépresse obésivo-rhumatiforme, en arrêt de travail longue durée, je-supporte-plus-rien-docteur, dans l'attente d'une invalidité libératoire, et qui vient chercher la prolongation de son arrêt de travail débuté par le psychiatre il y a quoi allez un an au moins si c'est pas plus.
- Et vous pourriez pas me marquer 6 mois d'un coup docteur ?
- Ben c'est que tous les trois mois ça me semble bien comme ça madame Zalo.
- Et puis y a les honoraires libres, je veux dire les horaires libres docteurs. L'assistante sociale de la caisse elle m'a dit qu'y faut que vous me fassiez un certificat médical pour les justifier.
Vapeur. Alerte 1...
- Elle m'a dit que quand c'est le spécialiste ça va y en pas besoin du certificat, mais que si c'est le généraliste alors là il en faut un de certificat.
La cuve de confinement commence à se fissurer. Bouillonnement. Alerte 2.
- Ouiii et puis quoi encore ? D'abord et d'un y a pas besoin de certificat, et deux depuis quand il y a des arrêts de travail à deux valeurs, le spécialiste c'est le vrai et le généraliste faut justifier ?
- Elle dit que c'est parce que c'est parce que vous avez peut-être pas les nouveaux formulaires et que c'est marqué dessus. Et puis le docteur de la sécu, y m'a dit que c'est pas parce que vous avez les horaires libres que vous aurez pas de contrôle. Alors je lui ai demandé pourquoi, et il m'a dit : juste comme ça, pour prendre de vos nouvelles.
Boum, ça y est. Explosion de la cuve. Relarguage radioactif, fulminance. Alerte niveau 4. Evacuation de la salle d'attente. Périmètre de sécurité.
- Madame Zalo y a un moment où il faut arrêter les conneries, d'abord je sais ce que je dis, et ensuite de quoi elle se mêle cette assistante sociale, vous avez qu'à lui dire de m'appeler.
- Bon.
Généralement ça suffit à les décourager les cons, les petits fachos d'administration, les kapos de securitate, les chefaillons de sévices, les Eichmann en herbe, ceux qui nuisent sans risque, cul peinard posé sur leur anonymat, leur bureau, leur règlement, attendant la prochaine en toute indécence. C'est comme ça on y peut rien ma brave dame, votre dossier est pas complet, la photo est trop souriante.
Mais y en a des qui osent malgré tout, sûrs de leur fait, armés de leur fonctionnarité sans faille telle une arme de dégradation massive.

C'est ainsi que quelques jours plus tard Mme Zalo m'appelle, en éclaireuse, bouche émissaire, salivante gourmande rien qu'à l'idée. Va se faire enfoncer le Bezolles, profiondément.
- Je crois que l'assistante sociale va vous appeler aujourd'hui docteur. Et je l'entend bien le sourire en coin, le petit plaisir sadique, le rictus pervers.

L'après-midi.

- Bonjour c'est Madame Jolivet de la CPAM de Troussidon sur Glavieuse. Je vous appelle à propos de Madame Zalo et de son arrêt de travail... Donc je vous confirme bien qu'il faut que vous lui fassiez un certificat médical pour justifier de ses sorties libres à Madame Zalo. Au service médical, quand l'arrêt de travail est fait par le cancérologue ou le psychiatre c'est pas nécessaire, ça passe comme ça, mais si c'est  le généraliste, alors c'est différent là il en faut un.
- Dois je comprendre de vos propos chère Madame que le sévice médical, alias SM, de la Caisse de Securitate sociale de Troussidon sur Glavieuse, a généré l'arrêt maladie à deux vitesses, celui du spécialisse qui passe tout seul et celui de la soumerde  généralisse, suspect par essence et redevable d'un certificat médical. Mais c'est pas légal tout ça ma pauvre.
Je porte à votre connaissance qu'aux termes de l'article R323-11-1 du Code de la SS du 12 septembre 2007, pour des sorties libres de l'assujeti, le praticien "porte sur l'arrêt de travail les éléments médicaux le justifiant".
Je ne vois donc, sauf modification récente de la législation que je vous remercie de bien vouloir me communiquer sans tarder, que l'instauration d'une nouvelle mesure oppressatoire pour les assujettis sociaux profiteurs, humiliatoire pour les soumerdes généralisses, les obligeant à justifier sur un certificat médical idoine ce dont les spécialistes seraient exempts du fait de leur supposée excellence , mesure dont vous vous faites la complice zélée
Je précise par ailleurs que dans le cas de Mme Zalo, je suis le médecin traitant qui a obtenu sa reconnaissance en ALD qui lui était refusée depuis des années par les medcons du sévice médical de la securitate, et qu'à ce titre si, par des circonstances que je ne saurais toutefois défendre, il devait être entériné par votre administration une expertise particulière pour apprécier la capacité de Mme Zalo à sortir de chez elle entre 9 h et 11 h et 14 h et 16 h, je pourrais défendre l'idée qu'elle me soit reconnue prioritairement.
- Oui mais vous comprenez docteur, mon attitude est de défendre l'intérêt des malades.
- Au prix de cautionner et défendre le fait que le sévice médical s'assoit sans vergogne sur la légalité et contribue davantage à l'humiliation des généralistes, qui je vous l'accorde volontiers l'ont bien cherché par leur comportement en général et celui de leurs syndicats en particulier ? Drôle de conception de l'intérêt des malades, en république
- Ah, ça je ne sais pas, vous m'embrouillez avec vos histoires, je que je sais c'est que ça fonctionne comme ça à  la Securitate Soziale de Troussidon sur Glavieuse, et je vous invite à vous adresser au Sévice Médical de la Sécuritate Soziale si vous y trouvez à redire.
- Je vous en remercie. Bonne continuation et bonjour chez vous numéro 13.

vendredi 1 avril 2011

Le doigt m'habite... profiondément !

Vive la médecine générale libre ! et la fmc de Dinan

jeudi 24 mars 2011

La Complainte des Experts

Les experts sont pas contents. Parait qu'on les aime pas. Et ils le font savoir. Bien sûr pas les experts Miami, New York ou Las Vegas, ceux là ils savent bien qu'on les aime, les chouchoute, les dorlote.  Mesurent ça à l'Audimat eux.

Ceux qui geignent c'est les experts Afssaps... Y aurait scandale, injustice, opprobre. Après tout ce qu'ils ont fait pour nous. C'est pô juste.

Vous savez bien pourtant, les experts Afssaps...

On les voit pas à la télé eux mais putain qu'est ce qu'y bossent. Avec leurs petits microscopes, leurs loupes, leurs expériences, les appareils compliqués et tout ça. C'est sûrement même mieux qu'à la télé... Et la preuve c'est qu'on peut même pas comprendre...  eux experts, nous trop cons. Ils savent. Et ils savent qu'ils savent.

L'Expert Afssaps au secours de la Pharmacopée Française.  Extrait du tome 5 de la Rubrique à Brac de Gotlib (Ed. Dargaud)
Experts Afssaps bon sang !... ceux qui donnent leur avis sur les médicaments, les produits de santé, tout ça, qu'après grâce à eux on les retrouve sur nos ordonnances les médocs, dans notre bidoche, en toute sécurité bien sûr, puisque ça s'appelle l'Agence Française de SECURITE sanitaire des produits de santé et que c'est eux les experts.. Ils les décortiquent les médicaments, ils les analysent, les passent à la question, c'est pour nous qu'ils se donnent tant de mal, qu'y se décarcassent façon Ducrocq les Experts Afssaps. Pas pour les labos, beurk. Bien sûr que non.

Et y a même pas besoin de les payer pour ça... Ils font ça GRA-TOS !... pour le fun, par abnégation, sacrifiscience, garanti.

Donc grâce à eux, à leur excellence, leur expertise, leur compétence, leur bonne volonté, leur dévouement, pas de risque qu'on en ingurgite des cochonneries pharmaceutiques... Rien que du bon, du propre, du pur...

Tous ces produits n'ont jamais été mis sur le marché, ou alors dans un univers parallèle, celui des méchants, de l'anti-médecine, médecine fiction, film catastrophe : Mediator°, Vioxx°, Avandia°, Nexen°, Acomplia°, Di-Antalvic°, etc. etc.

Mieux : grâce aux experts Afssaps, sécurité sanitaire et tout le bordel, elles ont même jamais été découvertes ces merdes. Rien du tout.

Le gringo de chez l'Afssaps il a fait la moue écœurée en plongeant sa main dans le sac de poudre tout en reniflant la molécule de chez le sale labo : "Oh la ! Pas de ça chez nous señor Servier... On prend que du bon nous à l'Afssaps." - "Aïe ! caramba, vous êtes dour avec nous señor Afssaps... Et comment on va faire nous pour les engraisser nos actionnaires à nous ?" - "Pas mon problème don Servier..."

Eh oui, ça se passe comme ça chez les Experts Afssaps.

Alors il disent dans une "lettre ouverte" qu'on les aime pas, et que c'est pas gentil ça non. A qui qu'ils causent dans leur lettre ouverte ? on sait pas bien mais on imagine que c'est à nous sans doute, à ceux qui trouvent qu'ils ont pas fait du bon boulot, qu'osent les critiquer, dire qu'ils pouvaient mieux faire, à ceux qui bouffent les medocs dont ils nous garantissent la sécurité...

 Alors des fois qu'on comprenne mal, qu'ils soient mal entendus, ils en ont fait deux versions de leur lettre ouverte. Si. Autant de souffrance, ça mérite bien de le dire deux fois.

Une première, début février, qu'ils ont envoyé à la presse, mais l'ingrate, l'inconsciente, qu'elle en a pas parlé. Passée inaperçue. Par décence peut-être ?...  On peut rêver. Ils auraient dû la fourguer à Gérard Kouchner, Monsieur Frère du Quotidien qui fait pas dans la rubrique des Chiens Ecrasés. La rubrique experts salis, experts déconsidérés, mais experts debout, il la nourrit lui.

Mais ils ont pas compris, pas compris au premier essai que le niveau d'indécence était explosé, catapulté, tsunamitisé. Mais un expert, un vrai, ça ferme pas sa gueule, ça publie, ça écrit ça récidive, ça s'entête, ça s'obstine, ça persiste, c'est même à ça qu'on le reconnaît. L'abnégation. le combat altruiste, jusqu'au sacrifice...

Alors ils nous en ont déféqué une deuxième lettre ouverte, un mois plus tard. La version 2.0. de la complainte de l'expert.

La même exactement... mais à un point de détail près...



La version 1 de février 2011

La version 2 de mars 2011
Les signataires de la version 2

C'est là que ça devient drôle...

Dans la première version celle du mois de février 2011, ils font rien qu'à se plaindre : on est gentils, désintéressés, compétents, dévoués, on déclare bien qu'on est des larbins labos (pisqu'on est obligé), et malgré tout ça on nous traite. Vilains... Si vous saviez comme on souffre.

Dans la deuxième version, y a nuance. Ils apportent la touche de compassion, la dimension humaine, celle du Dr Ventouse le bobologue de chez Brétécher qui impose-propose au patient la datte fourrée à la fin de la consultation médicale passée devant l'écran d'ordinateur.
C'est que sous l'expert y a un coeur qui bat tout de même. Humain mais oui madame. Alors on pense aux victimes... dans la deuxième version. C'était qu'un oubli. Vous comprenez le choc de se voir injurier, molester, vouer aux gémonies... On perd ses repères.Y a de quoi.

C'est-y cette touche d'émotion qui a vu augmenter le nombre des signataires ? Va savoir.

Moi je vais vous dire ce qui s'est passé entre les deux versions de cette saloperie puante, parce que j'en sais des choses moi, je suis au cœur de l'info moi, au fait des scoops le Bezolles !...  C'est qu'entre les deux versions de leur putridité, un journaliste leur a demandé (je sais qui c'est mais je vous dirais pas) : "vous avez imaginé un seul instant la lire devant les victimes du Mediator votre serpillère ?..." et y en a un, de ces foutrexperts, qu'a rétorqué : "Ah ben tiens non, on n'y avait pas pensé..."

Pour sûr qui zy avaient pas pensé aux victimes, ni maintenant, ni avant, ni après.

Mais étudions de près les différences.

Dans la première version de la déchirante complainte des zexperts les événements sanitaires de l'actualité étaient juste "préoccupants", dans la deuxième ils deviennent "bouleversants". En un mois nos experts sont passés du niveau "préoccupé" au stade "bouleversé". Pendant ce temps à Fukushima, on est passé du stade 4 au 5. Y a corrélation. Ça monte dans le niveau d'immondicité.

Sinon dans la suite du texte rien ne bouge; sauf qu'entre les deux versions, la Santé Publique, de majuscule devient minuscule, commune, simple santé publique. Ils ont raison. On n'a pas à appeler les filles publiques par leur nom, tout au plus par leur surnom : la Grosse Lulu, Frida-Cuisses-en-l-air, Lola-fais-moi-tout, Madame Germaine pour la mère maquerelle, plus respectable, mais pas trop. Faut pas déconner.

Rien ne change ?... Ah mais pardon mais non...  Scusez de l'oubli. Majeur pourtant...

Y a le nouveau paragraphe, celui qu'il leur a fallu plus d'un mois pour l'élaborer aux zexperts, réflexions en commission, amendements, modifications, vote à la majorité, expression des avis divergents... moins rapide qu'une AMM à attribuer à un me-too,  plus vite que le Mediator à retirer du marché.

Rapprochez-vous de votre degueularitorium, braves gens, augmentez la perfusion de métoclopramide, on y va...

C'est le troisième paragraphe, celui pour le lacrymatorium à chaumières :
"Les experts, soucieux avant tout des patients et de la santé publique, sont bouleversés par cette "affaire Médiator*" et ses conséquences pour les patients. Ils sont sensibles à la douleur des patients et aux inquiétudes des citoyens et souhaitent agir pour que de telles situations ne se reproduisent plus."
Ils l'ont dit, ils l'ont fait. Ils ont osé.

Ainsi il leur a fallu un mois pour devenir soucieux des patients ces petites choses là. Bouleversés maintenant, sensibles à la douleur... Avant ils s'en foutaient on le savait bien. Tout ce qui les préoccupait c'était le nombre de leurs publications, l'impact factor de la revue, leur indice de carrière, et le choix du prochain congrès dans un lieu exotique qu'il leur reste à découvrir : Hazebrouck ou Thionville ? Ils hésitent encore...

Mais maintenant c'est bon. Ils ont retrouvé les patients les experts. Et même que ça les bouleverse... C'est donc ça un patient ? Comme c'est bizarre... Venez voir celui-là les aminches, il bouge encore je vous dis. Moi qu'en avait vu qu'en compte-rendu... Y en a donc des vrais ? Rajoute lui donc 3 grammes de Mediator, voir jusqu'où il tient.

Maintenant la lettre est présentable, la plainte est audible, c'est bon tout y est, le mot pour les victimes.

Immonde.

On s'arrête là, le vase de nuit est plein ? ou je vous en macule encore de la fionterie expertale ?
"C'est le secteur de la santé qui est le plus en avance dans le domaine des déclarations d'intérêts."
Eh c'est sûr que c'est le plus avancé, eh banane ! Dans le sens puant dégoulinant, calendos grouillant de vers pharmaceutiques... Même Saint Martin d'Hirsch il en est revenu du secteur de la santé, qu'il déclare devant le Sénat, à la mission d'information sur le Mediator, que s'il devait réécrire son livre sur les conflits d'intérêts il ne prendrait plus l'exemple de la santé.
"L’opinion publique ne doit pas ignorer non plus que les experts continuent cependant à travailler, la démission n’étant pas acceptable pour des acteurs militants de la santé publique."
 Alors là moi je dis pardon mais y a contradiction, ils auraient dû se relire les militants. Au premier abord ils disent dans leur paragraphe compassionnel rajouté qu'ils "souhaitent agir pour que de telles situations ne se reproduisent plus", et au deuxième rabord expriment que leur démission n'est pas acceptable !... Voilà ce qui arrive quand on se force. Fallait pas le rajouter le paragraphe larmoyant, ça interfère avec le reste. Faut y croire un minimum sinon ça risque de se voir.

Mais foutre d'empaffés, c'est bien justement votre démission qui serait le seul geste utile pour éviter que ça se reproduise. Y en pas un qu'a réalisé ? Pas un seul qu'a gardé un peu de dignité, d'honneur, qu'a ouvert les yeux ?

Au Japon, la direction de TEPCO a pris la parole pour s'excuser publiquement des nuisances qu'ils avaient occasionné à la nation japonaise.

Je déclare un conflit d'intérêts : dans la liste des signataires de cette conchiure il y a le spécialiste universitaire qui est à l'origine du nom de ce blog, celui qui m'a appelé  petit généraliste de merde sans intérêt. Authentique ! A peine sorti de prison v'là qu'il récidive. Ah on n'est pas sorti de la merde moi je vous dis !