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Aphorismes covidiens (2)



13 avril

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On doit garder en mémoire que l'ensemble des administrations et bureaucraties sanitaires actuelles (ARH en 1996, puis ARS en 2010, direction hospitalière depuis 2005, sécurité sociale façon AXA de van Roekeghem, etc.) n'ont été mises en place, avec les directions appropriées, que pour instaurer et organiser une gestion néolibérale du système de santé : productivité, rationnement, ouverture au privé, "responsabilisation", culpabilisation et contrôle des usagers et des soignants, etc.

Attendre de ces structures, simples effectrices des consignes ultralibérales de l'oligarchie, une action efficace et dans l'intérêt général pour la gestion d'une telle pandémie relève de la pure naïveté, pour rester dans l'euphémisme.

David Graeber, encore lui, le rappelle et le démontre dans "Bureaucratie". La bureaucratie soviétique n'était qu'un amusement à coté de la néolibérale.

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Partout où les pires drames auront pu être évités, on ne le devra sans doute qu'à des professionnels qui ont su s'organiser en se protégeant des nuisances des administrations, et en s'adaptant pour les éviter.

27
Des crétins avérés critiquent Raoult, des scientifiques et des soignants crédibles le soutiennent.
Des scientifiques et des soignants crédibles critiquent Raoult, des crétins avérés le soutiennent.

Cette crise aura permis de mettre à bas toutes les croyances que nous fournissaient l'argument d'autorité. Pourtant, même après l'épidémie, l'argument d'autorité renaîtra de ses cendres, tant le sentiment de sécurité qu'il nous confère nous semble essentiel, et tant ceux qui nous dominent en ont besoin pour continuer.

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 William Dab a raison quand il dénonce la contrainte du confinement qui fait peser sur la population la totalité de la prévention.
Le "lean management" néolibéral de la santé depuis 30 ans, ce toyotisme sanitaire, exacerbé sous Macron Buzyn : zéro stock de matériel, de masques, de médicaments, de lits, de soignants, le marché y pourvoira, la recherche du profit à court terme, etc, obligent à enfermer la population, de plus en plus sous la violence policière à mesure que le temps passe. Avec son cortège d'humiliations, de magouilles, de passe droits, de culpabilisations, de délateurs, de délires administratifs, de morts parmi les plus pauvres, puis, à la fin de cette incarcération nationale, une sortie contrôlée sous la schlague oligarchique pour nous remettre au boulot, feignasses.

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Si ne devaient s'exprimer sur cette épidémie que ceux qui n'ont jamais dit de conneries auparavant sur le sujet qu'ils prétendent connaître, médecine, épidémiologie, économie, social,  etc. alors les fonds abyssaux paraitraient bruyants.

30
Que les scientistes experts médicaux des réseaux sociaux qui réduisent l'EBM aux essais cliniques contrôlés, n'oublient pas que la quasi totalité des patients à qui ils prescrivent leurs cochonneries habituelles  entre deux tweets, n'ont jamais été étudiés dans ces fameux essais, à savoir les vieux.
L'arrogance de l'un ne justifie pas l'arrogance des autres.

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