mercredi 4 mars 2009

Prescrire la faute : la réponse au Jeu


Bravo à tous ceux qui ont essayé de trouver la faute inexcusable de Prescrire dans le jeu que je vous ai proposé le 18 février dernier.

Les efforts étaient méritoires et la capacité à la lecture critique des participants est remarquable : oui, Tiphaine, il semble bien que la mort ne soit un trouble psychiatrique que dans certaines circonstances très rares. Bien vu.

Mais la tâche était ardue pour qui ne pratique la sodomie de diptères que de manière occasionnelle. Ne vous en voulez pas trop, donc.

Il s'agit d'une faute qui, même si elle peut sembler mineure à ceux qui ne se contentent que d'une information superficielle et grossière, met assurément en danger la crédibilité de l'information fournie par cette revue.

Voilà l'erreur, voici l'horreur :

Elle se situe dans la troisième colonne de la page, dans l'article concernant la 5ème époétine bêta pégylée...

Au milieu du troisième paragraphe...

Regardez bien.

Oui, ça y est ! Vous avez bien vu !...

L'apostrophe entre le "L " et "hémoglobinémie" EST A L'ENVERS !!!!

Comme pour le nez de Cléopâtre, cette apostrophe invertie change aujourd'hui la face de la médecine. Pour des milliers de soignants francophones indépendants de par le monde, c'est un mythe qui s'effondre.

Revêtez le crêpe noir et les habits de deuils, déchirez vos vêtements, convoquez les pleureuses.
Jour sombre et funeste.

Prescrire est faillible. La preuve consternante s'étale, là, sous nos yeux baignés de larmes et de colère

Ainsi, il n'aura pas fallu longtemps après le départ de ses fondateurs pour que les choses se dégradent au sein de cette revue, faisant perdre aujourd'hui, aux rares tenants d'une information fiable, indépendante et de qualité, les seuls repères qui leur restaient pour des soins de qualité.

Les responsables actuels mesurent-ils le désarroi dans lequel ils nous plongent !

D'ores et déjà, les experts s'interrogent :

S'agit-il d'un transitoire relâchement ainsi qu'il peut s'en produire chez des êtres humains non mutants, dont on croyait pourtant qu'ils étaient immanquablement récusés lors des entretiens d'embauche dans cette revue ? Ce serait déjà très grave, mais tout espoir ne serait alors pas perdu.

Ou bien, est ce le premier signe d'une dégradation lente et inéluctable de cette publication, dont on peine à imaginer avec horreur la suite : fautes de ponctuations (c'est fait), puis d'orthographe, puis de mise en page, jusqu'à des numéros de références inexacts ?

On n'ose aller plus loin. Ca tourne au cauchemar.

Sur la pente glissante, verglacée et savonneuse de l'approximation, va-t-on en arriver un jour à des informations non fiables, des données biaisées ? A promouvoir un produit de santé dont les effets indésirables seraient mal connus, l'efficacité mal étayée, l'apport à la pratique médicale nul ou mal établi ?

Non ! Pitié ! Tout mais pas ça !

D'ores et déjà, lors de la prochaine réunion sabbatique dans laquelle ils se complaisent à se retrouver, j'ai nommé le Médec, les nombreux adversaires de Prescrire s'apprêtent à sabler un champagne qu'ils n'auront pas payé. On les imagine, réunis autour du représentant du Leem à queue fourchue, les diaboliques suppôts ordino-syndicaux, les succubes des zautorités sanitaires, les hydres des sociétés savantes, les gorgones de la formation médicale et autres rabatteurs de chair médicale pour l'industrie, les vampiriques assureurs privés et publics, tous clapotant dans la même fange nauséabonde, éructant leurs sarcasmes les plus gras, se gobergeant de la faiblesse enfin révélée de notre Phare Maceutique. Ils ont gagné !

Aussi, chers amis indépendants, qui à travers ce post, prenez conscience de la catastrophe qui nous menace, je vous en supplie, gardez cette information pour vous.

Mais pour autant, ne restez pas consternés, abattus par le tsunami qui nous submerge à travers cette dramatique apostrophe.

Agissez ! Réagissez ! Il est encore temps.

Submergeons dans une vague unanime de réprobation encore fraternelle les responsables de Prescrire de courriels, les invitant à se ressaisir avant qu'il ne soit trop tard ! Exigeons d'eux la fidélité aux engagements qu'ils nous facturent de façon astronomique.

Ainsi, à travers cette action coordonnée et majestueuse, porteuse de toute la curatoire dignité dont nous sommes humblement mais fermement investis, nous ferons que cette apostrophe méphitique ne devienne pas la virgule de la décadence qui nous entraînera inéluctablement vers l'abime de la déchéance sanitaire dans lequel nous nous engageons à reculons les yeux fermés, poussés par les forces sataniques du commerce, du lucre et du profit réunis !

Aux l‘armes, citoyens soignants !

9 commentaires:

  1. Grandiose ! :-D

    Et merci pour ce combat fondamental.

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  2. Oops ! J'ai eu une décharge dans mon slip !

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  3. Enfer et stupre et faction...
    Puis-je me permettre de vous proposer un autre jeu (j'adore les prétéritions)?
    Dans votre article, oui, celui du 4 mars, une petite faute de ponctuation s'est également glissée. Non, il ne s'agit pas de cette sublime dernière phrase, pour qui me prenez-vous?

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  4. Oui, Tiphaine, il y a bien une faute de ponctuation volontaire dans cet article.

    J'ai mis également une apostrophe à l'envers, celle de "aux l'armes citoyens" dans la dernière phrase.

    Vous êtes incroyable, Tiphaine.

    Vous pouvez faire acte de candidature à Prescrire, ils ne recrutent que des mutants de votre espèce.

    Mais, attention, le parcours est long; il y a de nombreuses autres épreuves beaucoup plus difficiles pour accéder à l'élite prescririenne.

    En effet, l'épreuve doit être réalisée sur une mouche en vol !

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  5. Hum...
    Vraiment, je n'ai rien à dire sur votre dernière phrase et sur cette apostrophe complice.
    Pour qui me prenez-vous?
    Saint Bernard Pivot, priez pour moi!
    Je visais plutôt cette phrase :

    Les responsables actuels mesurent-ils le désarroi dans lequel ils nous plongent !

    Je crains cependant de ne pouvoir faire acte de candidature, je n'ai pas encore mon brevet de pile otage.
    Pour comble de malchance, je ne prescririen...

    Avez-vous remarqué que dans la revue Prescrire il y a toujours un espace avant et après le point virgule? Étonnant, non?

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  6. alors là mais alors là c'est le quatrième pilier de ma religion qui s'effondre...(dès que j'aurai identifié les trois premiers je vous tiens au courant)
    En sus,mon légendaire sens du détail pris en défaut, et sur l'universelle toile, de surcroît, non, non, je n'y survivrai pas.

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  7. MUAHAHAHAHAHA bien drôle ! Et tu ne sais pas la meilleure ? Ce n'est pas une erreur. Prescrire a volontairement laissé passer cette fausse faute de frappe pour recruter de nouveaux adeptes. Piégés !

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  8. Putain ! et je découvre ça seulement maintenannt (merci Marie) ! vite je me désabonne et je m'inscris au congrès de l'Encéphale !!!

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  9. est ce que je suis le seul à être choqué par le terme d'hémoglobinémie qui désigne la concentration d'hémoglobine dans le plasma et donc par définition pathologique, la ou les analogues de l'érythropoiétine sont censés augmenter le taux d'hémoglobine.

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