
Di-Antalvic° c'est fini !
Et toutes les autres saloperies contenant du dextropropoxyphène !
L'Afssaps mange son chapeau dans un communiqué de presse et 6 pages de justification pathétique , et nous explique si que pour l'ensemble des pays du monde et d'Europe le Di-Antalvic° c'était de la merde, en France, selon le fameux principe de Tchernobyl, c'était différent bien sûr .
Si le ridicule tuait, les responsables de l'Afssaps n'en finiraient pas de mourir.
Est ce que les médecins français qui savaient, ceux qui lisent Prescrire en gros, et en prenant la peine d'en tourner les pages, recevront une lettre d'excuse de l'Afssaps pour l'énergie, le stress qu'ils ont dû dépenser, souvent en vain, à expliquer aux patients maltraités par le Di-Antalvic° et les médecins qui le prescrivent, à quel point c'était une merde, que ça marchait sans doute pas mieux que le paracétamol seul, que ça tuait plus, que ça créait des dépendances, etc. ?
Qui va nous dédommager du temps et de l'énergie perdus à expliquer pourquoi on ne voulait pas prescrire cette merde ?
Qui va s'excuser auprès de nous de l'humiliation trop souvent ressentie d'être obligé, la plume tremblante, l'ulcère gastrique creusant, de recopier ces mots sur l'ordonnance : dextropropxyphène-paracétamol,
parce que le patient en avait reçu de l'urgentiste de l'hôpital ou du médecin d'à coté, et que "vous comprenez docteur vraiment y a que ça qui me fait du bien et je peux pas m'en passer", et que dans le système de santé français du paiement à la passe le client est roi ?
Qui va nous indemniser de ces années de préjudice qui nourrissent le burn-out des médecins honnêtes jusqu'à en tuer certains ?
L'Afssaps, toujours en retard d'un combat sanitaire ? Le confrère d'en face, qui ne se forme qu'avec des représentants de commerce ? Le pharmacien du quartier pour qui le seul indicateur qualitatif est celui de son chiffre d'affaires ? La HAS ? Les organismes de formation médicales ? Les leaders d'opinion hospitalo-universitaire du haut de leur arrogance ?
Qui ? Oui, qui ?
Et s'il n'y avait que le Di-Antalvic° !!
La diacérhéine, les glitazones, les dernières statines ou sartans à la mode, les antitussifs à la bave d'escargot, le clopidrogrel pour les mains froides, le piroxicam, la smectite, les vasodilatateurs et autres antivertigineux, etc., etc.
Combien de temps faudra-t-il attendre encore pour être débarrasser de ces saloperies, qui empoisonnent les patient, qui pourrissent la relation médicale ? Combien de temps encore !!
Salut Di-Antalvic° ! Bon débarras ! Et honte aux autorités sanitaires françaises qui nuisent gravement à la santé !
En attendant le mal est fait, pour les patients naïfs et crédules, pour les soignants compétents.
Bonjour,
RépondreSupprimerAi-je mal lu ce qu'on en dit çà et là, ou bien s'agit-il en réalité d'éviter une toxicité par usage ABUSIF, délibéré ou non, et par défaut d'élimination chez les personnages âgées ?
Pourriez-vous développer vos reproches à l'égard de ce médicament et nous dire ce que vous préconisez à la place svp ? Merci !
Réponse à Anonyme, alors que ce matin on annonce un deuxième retrait du marché, celui de Michael Jackson.
RépondreSupprimerJe l'ai dit dans le message :
- pas de preuve d'efficacité supérieure au paracétamol simple dans les douleurs, contrairement à ce que prétend l'Afssaps.
- risque toxique majeur en cas de surdosage
- le dextropropoxyphène est un dérivé morphinique de durée de vie beaucoup plus longue que le paracétamol auquel il est associé, et s'accumule dans l'organisme en créant des risques et des dépendances ++.
Pas plus efficace que les autres antalgiques mais plus dangereux. Vous en donneriez à votre famille ?
Maintenant c'est vrai qu'en France on ne se suicide pas au dextropropoxyphène, mais que les prescripteurs et les patients en sont dépendants à un point dramatique.
Merci.
RépondreSupprimerCependant, les patients interrogés déclarent en grand nombre être bien plus soulagés par le Di-Antalvic que par le paracétamol sous ses différentes formes. Sur quoi se base votre affirmation ? Pour finir, je fais mieux qu'en donner à ma famille ("je n'en ai point")... j'en prends moi-même ! ;-) Mais sans en abuser !
Je poursuis le débat.
RépondreSupprimerDe la même façon quelles sont les références de votre étude montrant la satisfaction des patients sous Di-Antalvic° ? N'est ce pas simplement dû à la dépendance liée au dextropropoxyphène ? Pour caricaturer (à peine), les tabagiques aussi s'estiment satisfaits de leur consommation de tabac...
Mes patients, de leur coté, après leur avoir bien expliqué les avantages et inconvénients de ces différents produits, déclarent ne pas avoir vu de différence à chaque fois que j'ai remplacé le Di-Antalvic° par du paracétamol bien dosé, ou par de la codéine associée pour des douleurs plus fortes.
Le niveau de preuves de votre constat comme du mien est donc faible, voire nul.
Restent les études, et à ce jour aucune n'a démontré une supériorité de ce mélange au paracétamol. Même la pathétique Afssaps reconnaît dans son texte de justification que l'efficacité est validée par l'usage et non par les essais cliniques.
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RépondreSupprimerEuh, et la smectite, puisque vous en parlez, que lui reproche-t-on donc ?
RépondreSupprimerLa smectite ? Que ça sert à rien, et que ça empêche de soigner les diarrhées avec ce qui est efficace : la réhydratation et la diète.
RépondreSupprimerEn effet, je n'aurais pas pensé à la chiasse comme indication pour la smectite ;-) Par contre pour les douleurs gastriques ça le fait plutôt bien.
RépondreSupprimerJ'ai juste été surpris de voir la smectite citée au pied d'un article sur les dangers potentiellement mortels d'un dérivé opiacé : je parvenais mal à imaginer une toxicité de la smectite ou un suicide par surdosage :-D
L'indication originelle de la smectite c'est la diarrhée. Après, ce n'est pas parce que ça n'a pas d'efficacité démontrée qu'on ne peut pas en ressentir un bienfait individuel, sinon il n'y aurait plus personne à Lourdes. ;-)
RépondreSupprimerMais même en France il y a eu des décès à cause de la smectite ou d'autres antidiarrhéiques bidons (le nifuroxazide par exemple) : des enfants n'ont pas reçu la réhydratation nécessaire parce que les parents croyaient soigner efficacement sa diarrhée avec de la smectite.
Bonjour Julien,
RépondreSupprimerJe rebondis sur l'aspect "qui se forme avec des représentants de commerce" : c'est évidemment pareil en médecine vétérinaire, voire pire, et je parle d'expérience. "Achète-moi 500 flacons d'antibiotiques SuperKiller, mon gars, je te fais un rabais de 15 %, et en prime je te file ma brochure qui t'explique comment il est bon mon SuperKiller." (et la preuve que ce que je dis est vrai, c'est que j'ai une cravate et que je suis venu en break VW).
Résultat, lorsque tous les associés se retrouvent pour la réunion du vendredi, 6 mois plus tard : "bon les gars, il nous reste 100 flacons de SuperKiller, IL FAUT qu'on fourgue tout ça avant qu'ils soient périmés. Pigé ?" C'est du vécu.
Tout ça n'est pas à la gloire des médecins, il me semble, qui évidemment n'ont pas la tâche facile. Il faut à la fois informer et lutter contre la désinformation...
RépondreSupprimerCa me fait plaisir d'entendre que le dextropropoxyphène est dangereux et pas si efficace que cela, parce que j'en ai avalé quelques boîtes, prescrit par le rhumato, j'ai laissé tombé, parce que mal supporté par les intestins et pas de soulagement pour autant, chose que j'ai dit à mon toubib qui était surpris. Doit je comprendre beaucoup de médecins comme patients croyaient en l'efficacité de ce médicament?
RépondreSupprimerSi les français pouvaient enfin suivre un cours d'usage civique des médicaments, obligatoire avec interro à la fin de l'année ce serait cool. Vous cherchez un moyen d'amoindrir le déficit de la sécu ?.
RépondreSupprimerau meme moment les pharmaciens font de la pub sur de la radio nat. pour promouvoir leur officine et la conso en automedication...pour un ruhm
bonjour,
RépondreSupprimerje consomme du dextropropoxyphene paracetal cafeine depuis 30ans (ex:propofan) pour des migraines à se suider...j'ai essayé des dizaines de tritements avant celui :la migraine ne passait pas!....je ne dis pas que c'est la panacéé ;mais maintenant ,en deux jours et parfois surdose(car j'en prends aussi la nuit)..j'en suis débarassée et je peux ouvrir les yeux et...aller bosser!...si on me propose la meme efficacité :je prends! mais jusqu'ici RIEN! oui ,il des inconvénients,il provoque parfois des nausées...mais franchement je prefere vomir que suppoter 3h de plus de migraine !...les concernés savent de quoi je parle !
j'en appelle aux specialistes des migraines :par quoi vais-je le remplacer ??
RépondreSupprimerpour d'autres douleurs ,je prends ixprim ou tramadol...mais pour la migraine ,c'est ZERO!
alors ! je me fiche de mourir plus vite ,je veux vivre correctement et non pas subir !
A Adèle :
RépondreSupprimerOui, beaucoup de médecins y croient. C'est le problème des croyances en médecine alors qu'elles devraient être réservées aux religions.
C'est la première prescription antalgique à l'hôpital, selon Prescrire.
Selon la base de données Medic'AM de la sécu, au moins 5 spécialités à base de dextropropoxyphène figurent parmi les 50 médicaments les plus prescrits en 2007, pour un total de plus de 32 millions de boîtes (j'ai vérifié).
A l'anonyme migraineux :
RépondreSupprimerRassure toi, ô céphalalgique et néanmoins assuré social, car l'Afssaps dans sa grande sagesse a pensé à tout : tu vas avoir une année entière soit pour que ton médecin te trouve un nouveau traitement efficace non toxicomanogène de ta migraine, soit pour trouver un autre médecin qui sache soulager ta crise de migraine en moins de 48 h.
Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, pourquoi se prendre la tête ?
bien sur..recommencer à courir partout pour trouver 'peut etre' un medecin competent ...faire la double demarche ,du generaliste qui envoie chez des spécialistes hors de prix pour le l'inefficacité.....ça va etre tres tres bon pour les comptes de la sécu !.;fichez nous la paix à nous surproteger !laissez nous gerer nos vies INFORMER :OK ;INTERDIRE :NIET! !mourir plus vieux pour travailler jusqu'à 72 ans..;je n'en vois pas l'interet ! ..laissez nous crever tranquilles et overdosés et drogués SVP !
RépondreSupprimerPour ses (grandes) douleurs, ma femme prend paracétamol (4g/j), baclophène (6/j), rivotril (100 gouttes/j), lorazépam 2,5 (3/j), actiskénan 30(3 à 6/j), et des patches pour 650 microgrammes/heure de fentanyl. Moyen quoi, en utilisant 4 ou 5 tubes de biafine pour la masser par jour elle ne souffre pas trop. Les traitements ont commencé il y a plus de vingt-cinq ans, allant crescendo bien sûr, et elle est toujours là.
RépondreSupprimerA côté, un peu de dextropropoxyphène, qu'elle a eu autrefois sous forme de propofan, c'est bien peu de chose !
Bon, faut revenir au chapelet et à l'eau bénite, quoique l'eau bénite, c'est un beau bouillon de culture.
RépondreSupprimerLe dextropropoxyphène seul(Antalvic) marchait très bien sans paracétamol...
Impossible de surveiller une température avec le paracétamol.
La codéïne est très mal supportée par certains.
Le tramadol ne fera pas long feu, trop d'effets néfastes.
Voilà, vaut mieux être sourd que d'entendre des conneries dit-on ...
RépondreSupprimerJe suis chirdent, allez expliquer à Mme Malodent que pour son alveolite les medecins experts en douleurs intolerables pensent que le paracetamol simple donné en limite de poso marche mieux que le propofan en 2-2-2.
Je souhaite à tout les anti-dextropropoxyphene de s'en taper une bonne et de voir que ca marche ...
A bon entendeur SALUT
Dr Ccdc
Intéressants ces commentaires de patients comme de soignants dépendants du dextropropoxyphène.
RépondreSupprimerOn comprend à les lire que le sevrage sera dur à effectuer et qu'ils n'auront pas trop d'une année pour réaliser qu'on peut soulager mieux pour moins de risques.
la pilule est apparemment dure à avaler !
Alors voilà, la seule réponse a cela c'est de dire que l'on est dépendant au dextro ?
RépondreSupprimerLe problème c'est qu'au bout d'un moment ça ne marche plus en terme de sédation de la douleur : il y a accoutumance, en 2-2-2 sur 3 jours je ne vois pas où est le vice ...
Donc service rendu du dextropropoxyphene , comme c'est sur ordonnance j'ai du mal a imaginer Mme Machin ce droguer avec.
Le dextropropoxyphène sur une courte durée, efficace peut être, mais pour des douleurs chroniques, forcément il risque d'y avoir accoutumance et plus de soulagement à un moment donné. C'est ce qui m'est arrivé, même après 6 dextros, pas plus de soulagmement qu'avec un doliprane 1000 toutes les 4 heures, sans compter les effets indésirables. Bon chacun voit midi à sa porte.
RépondreSupprimerJe rebondis sur Dr Ccdc.
RépondreSupprimerMa femme, vu sa maladie, souffre entre autres de fausses rages de dents, aussi convainquantes que les vraies. Bizarrement, toutes les opiacées qu'elles prend (voir plus haut) sont rigoureusement sans effet, et seul le paracétamol en 4x1g en vient à bout. Ce n'est vrai que pour ce mal-là, mais c'est incontestable.
Ok, le débat est bien : a-t-on raison d'interdire le dextro ?
RépondreSupprimerCe débat n'a rien a voir avec toutes vos histoires personnelles, mais bien avec le service rendu par cette molécule ; si l'on considère les douleurs violentes dentaires, la question de pose ...
NON ?
Tu manques pas de culot, DR DCD, de nous parler de ton expérience personnelle avec le diantalvic à longueur de post et de reprocher aux autres de raconter leurs propres histoires !!
RépondreSupprimerFournis nous les preuves scientifiques que cette molécule a un meilleur bénéfice risque que les antalgiques de niveau 2 ou les AINS dans l'indication que tu nous proposes et on en reparlera.
Elles sont où les études fiables en double aveugle dextropropoxyphène vs tramadol, ibuprofène ou codéine dans le traitement des alvéolites ? Elles sont où ?
Ben y en pas !
Tu soignes tes patients uniquement selon ton expérience personnelle, Dr CDCD, et elle n'a pas d'autre valeur que celle de ton expérience et celle des autres c'est à dire nulle du point de vue scientifique.
Du point de vue scientifique y plus de débat sur l'intérêt d'interdire ce médicament. La question est tranchée depuis des années.
Typique : on écoute les zautorités zofficielles et/ou les laboratoires pharmaceutiques, et jamais les patients...
RépondreSupprimerBravo, la je me sent con tout d'un coup !
RépondreSupprimerLes études sur la douleur en double aveugle restent de toute façon des études subjectives et il ne peut en être autrement sur une sensation, c'est du ressenti ... Comment tester la sédation ? Ça reste un problème en clinique, en unité de soin anti-douleur, tous les protocoles sont faits sur mesure, et aucune molecules n'est mise de coté !!!
ENLEVEZ UNE SEULE MOLÉCULE A NOTRE ARSENAL THERAPEUTIQUE ET DES PATIENTS VONT ENCORE SOUFFRIR.
Maintenant apportez moins la preuve que retirer le dextro va diminuer les suicides, personne ne se suicide au tramadol, codeine voire paracetamol peut etre ?
Vos patients ne prennent jamais des molécules de manière inconsidérée : d'abord c'est a vous de les informer, quand je prescris du dextro je ne le fais jamais sans information préalable ...
Mais chacun son avis, par contre je ne vous permet pas de me juger Dr EBM, des études il y en a, il faut les chercher mon cher, et les AI sont fortement déconseillés dans les alvéolites... d'ailleurs les analgésiques sont peu efficaces et sont associés à un geste therapeutique antalgique.
Le dextro ne marche pas selon vous mais l'AFFSAPS l'a défendu au niveau européen..
Il est facile de demolir une molécule que vous n'utilisez pas Dr EBM, l'expérience personnelle du soignant n'est elle pas importante ?
Bonne journée
D'accord avec Dr cddc
RépondreSupprimerPour clore le debat je vous invite a lire le communiqué de l'AFSSAPS:
http://www.afssaps.fr/infos-de-securite/communiques-de-presse
Bonjour.
RépondreSupprimerQue de passions brutales éveillées à la simple évocation de molécules ! Comme si chacun, en le prescrivant ou pas, en le prenant ou pas, investissait le médicament comme une partie de lui-même.
c'est assez narcissique comme réaction...
La question, à mon sens, n'est pas "faut-il retirer le dextropropoxyfene" (il le fallait), mais plutôt "pourquoi certains soignants vivent ce retrait avec violence ? "
Les patients, eux, réagissent comme ils veulent ou peuvent, et l'incompréhension leur est autorisée... l'information éclairée est parfois un voeu pieux ;)
Les soignants, eux, s'il s souhaitent se réclamer d'une médecine basée sur les preuves, doivent réagir avec sagesse.
A ceux qui veulent des preuves et des statistiques tangibles : fiez-vous aux publications indépendantes... L'expérience personnelle est la référence qui a le plus petit niveau de preuve.
Mais le soin n'est pas que ça, et je suis perplexe sur le fait que la médecine poursuive ce tournant, où le médicament est central, mettant la relation humaine un peu à distance. (cette réflexion n'est absolument pas basée sur des preuves !)
quelle serait la place respective du médicament et du médecin dans une société moins consumériste?
vous avez 2 heures.
PS : je découvre ce jour ce blog, absolument savoureux. mes compliments au chef.
2 heures vous avez dit? Bon pour moi ce sera 5 minutes.
RépondreSupprimerDans une société moins consumériste? et bien le médecin, c'est le sorcier du coin, le prêtre, le magnétiseur, le charlatan etc...
Le médicament : les remèdes de "grand mère", les potions, le travail sur soi, la méditation et j'en passe. Il existe un bon anti douleur naturel comme le sport mais pas toujours évident à appliquer, la distraction pour ne pas se focaliser sur la douleur, bref quand on n'a pas le choix ça peut aider un peu.
Pendant que vous êtes, évoquons aussi la grande douleur (!) du patient lambda qui essayait de convaincre des armées de toubibs que non, ce truc n'avait aucun effet et que si,il vous faisait gambader dans un nuage d'éléphants roses... De fait, le paracétamol de base est 100 fois plus efficace (toutes proportions gardées, ça marche 1h 30)et ne bousille pas la tête.
RépondreSupprimerNon mais arretez de penser que le dextro est à utiliser pour les grandes douleurs au long terme, l'accoutumance qu'il provoque réduit ses effets tout comme le tramadol et la codeine ...
RépondreSupprimerSi vous en "CONSOMMEZ" au quotidien, ça devient de la dope comme tous les médicaments...
Mais il semblerait que la dépendance au DXP soit psychologique, contrairement à la dépendance au tramadol et a la codéine qui est clairement physique.
Le paracetamol et les AINS sont aujourd'hui en vente libre, en general si les patients consultent pour des douleurs c'est qu'ils ont déjà avalé plus que la posologie recommandée sur les boîtes : je reste donc persuadé que le DXP sera remplacé en masse par des substances encore plus toxiques comme la codeine mais surtout le chlorhydrate de tramadol et là : bonjour les éléphants roses et les accidents de la route !
Vous avez raison, j'ai oublié de préciser que les AINS étaient AUSSI de sacrées cochonneries.
RépondreSupprimerQuant au Diantalvic, j'ai juste refusé 30 ans les prescriptions systématiques pour, effectivement, "grandes souleurs de maladie chronique". Ce n'est peut-être pas son indication, mais y'a pas l'air d'exister beaucoup de toubibs qui sont au courant.
suite a un accident,réeduc,sport, bon mental apres la depression sous patch de morphine puis tramadol pendant 3 ans,puis dextro depuis 4 ans meditation ,shiatsu, osteos, analyse etc...Je confirme que la dependance a dextro n'est pas psy et lorsque la douleur t'envahie tu ne peux pas faire de sport et ton corp se redegrade ,alors par quoi je vais remplacer dextro ?
RépondreSupprimerHoulala !
RépondreSupprimerles fabricants de Dextropropoxyphene (DPX) auraient du faire de bonne études, il ne l'ont pas fait parce que leur marketing a suffit.
Et maintenant , ils s'en foutent parce que le DPX ne leur rapporte pas assez , ils ont mieux à vendre.
MAIS Prescrire se comporte parfois en Ayatollah. Ils négligent que l'absence de preuve d'effet n'est pas une preuve d'absence d'effet.
Et même si je ne prescris pas de DPX ou très rarement en dépannage bref, ce n'est pas tant pour inefficacité que pour les rares hépatites, les efets morphiniques dangereux chez les conducteurs , personnels en poste de sécurité, et personnes âgées. Et en raison des interactions.
Mais clamer que le DPX ne marche pas me parait aussi peu scientifique que le contraire.
QUant aux anecdotes racontées ici elles n'ont en efet aucune valeur de preuve.
Les "gens" , médecins inclus, ignorent trop souvent l'effet placebo, qui n'est pas déshonorant, il m'est arrivé d'en bénéficier.
Et ignorent la loi de "régression à la moyenne" qui fait qu'après un événement ou un non événement que l'on prenne ou pas un médicament on retourne vers la valeur moyenne. (pas de douleur, par exemple).