samedi 30 avril 2011

L'arrêt de travail à deux vitesses de la Securitate Soziale de Troussidon sur Glavieuse


C'est Madame Zalo, la cinquantaine ALDisée hypertense dépresse obésivo-rhumatiforme, en arrêt de travail longue durée, je-supporte-plus-rien-docteur, dans l'attente d'une invalidité libératoire, et qui vient chercher la prolongation de son arrêt de travail débuté par le psychiatre il y a quoi allez un an au moins si c'est pas plus.
- Et vous pourriez pas me marquer 6 mois d'un coup docteur ?
- Ben c'est que tous les trois mois ça me semble bien comme ça madame Zalo.
- Et puis y a les honoraires libres, je veux dire les horaires libres docteurs. L'assistante sociale de la caisse elle m'a dit qu'y faut que vous me fassiez un certificat médical pour les justifier.
Vapeur. Alerte 1...
- Elle m'a dit que quand c'est le spécialiste ça va y en pas besoin du certificat, mais que si c'est le généraliste alors là il en faut un de certificat.
La cuve de confinement commence à se fissurer. Bouillonnement. Alerte 2.
- Ouiii et puis quoi encore ? D'abord et d'un y a pas besoin de certificat, et deux depuis quand il y a des arrêts de travail à deux valeurs, le spécialiste c'est le vrai et le généraliste faut justifier ?
- Elle dit que c'est parce que c'est parce que vous avez peut-être pas les nouveaux formulaires et que c'est marqué dessus. Et puis le docteur de la sécu, y m'a dit que c'est pas parce que vous avez les horaires libres que vous aurez pas de contrôle. Alors je lui ai demandé pourquoi, et il m'a dit : juste comme ça, pour prendre de vos nouvelles.
Boum, ça y est. Explosion de la cuve. Relarguage radioactif, fulminance. Alerte niveau 4. Evacuation de la salle d'attente. Périmètre de sécurité.
- Madame Zalo y a un moment où il faut arrêter les conneries, d'abord je sais ce que je dis, et ensuite de quoi elle se mêle cette assistante sociale, vous avez qu'à lui dire de m'appeler.
- Bon.
Généralement ça suffit à les décourager les cons, les petits fachos d'administration, les kapos de securitate, les chefaillons de sévices, les Eichmann en herbe, ceux qui nuisent sans risque, cul peinard posé sur leur anonymat, leur bureau, leur règlement, attendant la prochaine en toute indécence. C'est comme ça on y peut rien ma brave dame, votre dossier est pas complet, la photo est trop souriante.
Mais y en a des qui osent malgré tout, sûrs de leur fait, armés de leur fonctionnarité sans faille telle une arme de dégradation massive.

C'est ainsi que quelques jours plus tard Mme Zalo m'appelle, en éclaireuse, bouche émissaire, salivante gourmande rien qu'à l'idée. Va se faire enfoncer le Bezolles, profiondément.
- Je crois que l'assistante sociale va vous appeler aujourd'hui docteur. Et je l'entend bien le sourire en coin, le petit plaisir sadique, le rictus pervers.

L'après-midi.

- Bonjour c'est Madame Jolivet de la CPAM de Troussidon sur Glavieuse. Je vous appelle à propos de Madame Zalo et de son arrêt de travail... Donc je vous confirme bien qu'il faut que vous lui fassiez un certificat médical pour justifier de ses sorties libres à Madame Zalo. Au service médical, quand l'arrêt de travail est fait par le cancérologue ou le psychiatre c'est pas nécessaire, ça passe comme ça, mais si c'est  le généraliste, alors c'est différent là il en faut un.
- Dois je comprendre de vos propos chère Madame que le sévice médical, alias SM, de la Caisse de Securitate sociale de Troussidon sur Glavieuse, a généré l'arrêt maladie à deux vitesses, celui du spécialisse qui passe tout seul et celui de la soumerde  généralisse, suspect par essence et redevable d'un certificat médical. Mais c'est pas légal tout ça ma pauvre.
Je porte à votre connaissance qu'aux termes de l'article R323-11-1 du Code de la SS du 12 septembre 2007, pour des sorties libres de l'assujeti, le praticien "porte sur l'arrêt de travail les éléments médicaux le justifiant".
Je ne vois donc, sauf modification récente de la législation que je vous remercie de bien vouloir me communiquer sans tarder, que l'instauration d'une nouvelle mesure oppressatoire pour les assujettis sociaux profiteurs, humiliatoire pour les soumerdes généralisses, les obligeant à justifier sur un certificat médical idoine ce dont les spécialistes seraient exempts du fait de leur supposée excellence , mesure dont vous vous faites la complice zélée
Je précise par ailleurs que dans le cas de Mme Zalo, je suis le médecin traitant qui a obtenu sa reconnaissance en ALD qui lui était refusée depuis des années par les medcons du sévice médical de la securitate, et qu'à ce titre si, par des circonstances que je ne saurais toutefois défendre, il devait être entériné par votre administration une expertise particulière pour apprécier la capacité de Mme Zalo à sortir de chez elle entre 9 h et 11 h et 14 h et 16 h, je pourrais défendre l'idée qu'elle me soit reconnue prioritairement.
- Oui mais vous comprenez docteur, mon attitude est de défendre l'intérêt des malades.
- Au prix de cautionner et défendre le fait que le sévice médical s'assoit sans vergogne sur la légalité et contribue davantage à l'humiliation des généralistes, qui je vous l'accorde volontiers l'ont bien cherché par leur comportement en général et celui de leurs syndicats en particulier ? Drôle de conception de l'intérêt des malades, en république
- Ah, ça je ne sais pas, vous m'embrouillez avec vos histoires, je que je sais c'est que ça fonctionne comme ça à  la Securitate Soziale de Troussidon sur Glavieuse, et je vous invite à vous adresser au Sévice Médical de la Sécuritate Soziale si vous y trouvez à redire.
- Je vous en remercie. Bonne continuation et bonjour chez vous numéro 13.

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