vendredi 23 janvier 2009

Je ne suis pas un abonné. Je suis un homme libre !!



Ca y est. Abonné 0027537...

15 jours. Ils ont mis 15 jours à me repérer après que j'ai vissé ma plaque.

Le 1er j'ai ouvert. Le 15 j'ai commencé à recevoir leurs journaux. Quotidien du médecin, Le Généraliste, etc.

Big Pharma is watching you !

J'avais compté trois semaines avant que le rabatteur des firmes, j'ai nommé Cegédim, me repère et me mette dans ses fichiers. Record battu ! 15 jours chrono. Je suis même pas encore dans les Pages Jaunes.

C'est qu'il y a urgence. Il faut les fliquer les médecins, pardon les prescripteurs à potentiel fort ou faible, la chair à médicaments... Pas question d'en laisser passer un.

Question de part de marché. C'est que ça bouffe un actionnaire de l'industrie pharmaceutique. Crise ou pas crise.

Déjà, j'avais pas ouvert depuis 5 jours, un premier coup de fil voulait me vanter les mérites de la proximologie®, marque déposée par Novartis, à travers une pseudo-association de formation médicale. Je lui ai dit d'aller voir au Formindep si j'y étais.

Je ne suis pas un abonné, je suis un homme libre. Paix à Patrick McGohan.

5 commentaires:

  1. Monsieur l'homme libre, cet aticle ne vous fait-il pas bondir : http://www.egora.fr/commun/script/winbreve.asp?newsid=49039&news_ref=991 ?
    Moi je reste sans voix devant de telles perspectives...

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  2. Bonjour Marie,

    C'est sans doute super hallucinant grave ce que tu signales, mais il faut s'inscrire sur ce site d'information des firmes pour avoir accès à cette info. Et je ne le ferai pas pour ne pas donner plus de pouvoir aux marchands de la médecine.

    Peux tu me préciser de quoi il s'agit ?

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  3. Ah zut, je n'avais pas vu la réponse... Alors voilà, en substance (mais c'est impensable que vous ne soyez pas déjà au courant) (Et je m'excuse platement pour la longueur du texte, ça risque de rendre le pavé un tantinet illisible...) :

    "Mercredi 4 février 2009 : Les syndicats médicaux ont été saisis hier par l´assurance maladie du projet de contrat d´amélioration de la pratique individuelle (Capi), annexé à un projet d´avenant conventionnel. Issu de la loi de financement de la sécurité sociale 2008, ce contrat, qui devrait être inauguré mi mars, innove en ce qu´il sort du champ conventionnel. Il a été élaboré par l´assurance maladie et soumis pour avis aux syndicats - le médecin généraliste pourra par la suite contracter directement avec le directeur de sa caisse primaire - et il propose une part variable de rémunération : des objectifs sur trois ans sont fixés par contrat au médecin de famille, élaborés par les caisses et des points annuels sont réalisés. La rémunération annuelle qui en découlera sera tributaire du degré d´atteinte des objectifs, calculé en prenant compte d´une part, la situation des médecins qui ont fait en un an des progrès par rapport à la cible, et d´autre part celle des confrères qui étaient déjà proches de la cible avant la mise en place du Capi.

    Pour l´instant à adhésion individuelle et volontaire, ce premier projet de Capi porte sur trois objectifs, qui se surajoutent aux objectifs de maîtrise médicalisée liés à la convention médicale.

    Dépistage et prévention, suivi des pathologies chroniques et optimisation de la prescription seront les objectifs de ce premier Capi. Objectifs suivis par l´assurance maladie sur la cohorte des patients inscrits auprès du médecin traitant souscripteur, soit « environ 800 patients par médecins ». Les instances paritaires de la convention seront également amenées à surveiller annuellement les performances du Capi, est-il expliqué dans le projet d´avenant. Néanmoins, l´assurance maladie observera de très près les résultats de l´évaluation de ce contrat individuel. Elle ne cache pas son intention, en cas de succès, de le généraliser par la voie conventionnelle. Ce qui l´amènerait à devenir de fait obligatoire, ouvrant ainsi la voie à « un élément de rémunération à la performance, par capitation », pour les médecins généralistes expliquait hier Frédéric Van Roekeghem, le directeur de la Caisse nationale d´assurance maladie (Cnam). Cet objectif est rendu possible par la loi de réforme de 2004 mettant en place le médecin traitant et donc un suivi personnalisé sur sa patientèle inscrite.

    Sur une cible potentielle de 45 000 médecins traitants, la Cnam espère toucher 4 000 médecins généralistes dès sa première année d´ouverture, prévue vers la deuxième quinzaine de mars, si cette ultime version a l´aval des syndicats médicaux. Le coût estimé pour cette première année serait d´environ 10 millions d´euros pour les caisses. La part de rémunération forfaitaire variable prévue en fonction de l´atteinte des objectifs pouvant aller jusqu´à 5 600 euros annuels, si tous les objectifs fixés sont atteints. Il est prévu qu´à terme, le coût global du Capi soit équilibré par une optimisation de la prescription et une stabilisation de l´état de santé des malades en ALD.

    Les objectifs retenus pour ce premier Capi sont « calés sur les objectifs de dépistage de loi de santé publique de 2004, sur les recommandations élaborées par la Haute autorité de santé (HAS) et l´Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), ainsi que les recommandations des sociétés scientifiques étrangères », soulignait le Pr Hubert Allemand, médecin conseil national de la Cnam, en les présentant. « Toutes les mesures seront effectuées par les services de l´assurance maladie, le médecin traitant n´aura rien de particulier à faire, les résultats lui seront remis personnellement », ajoutait-il.

    I - La prévention et le dépistage constituent le premier objectif. Toujours sur trois ans - avec un point annuel - le médecin doit tendre à faire vacciner contre la grippe 75 % de ses patients âgés de plus de 65 ans (contre environ 66 % aujourd´hui) et faire réaliser un dépistage du cancer du sein (objectif sur deux ans) à 80 % des patientes de 50 à 74 ans.

    Vis-à-vis de ses patients âgés, et pour réduire la iatrogénie médicamenteuse, le médecin généraliste doit réduire significativement (à plus ou moins 7 % de l´échantillon, contre une moyenne nationale de 14 % aujourd´hui), le nombre de ses patients de plus de 65 ans sous vasodilatateurs et à plus ou moins 5 % (soit diviser par 2,5 par rapport à la moyenne actuelle) le nombre de patients du même âge prenant des benzodiazépines à demi-vie longue.

    II - Le suivi des pathologies chroniques constitue le deuxième groupe d´objectifs.

    - Suivi des diabétiques. Quatre objectifs sont fixés :

    D´abord, améliorer le suivi des patients diabétiques par la réalisation de dosages de l´hémoglobine glycosylée (HbA1C). Sachant qu´actuellement, au plan national, 40 % des diabétiques ont eu au moins trois dosages annuels, l´objectif fixé est d´atteindre 65 % en trois ans. Ce qui « représente pour une patientèle comportant 50 patients diabétiques, de porter de 20 à 32 le nombre des patients concernés », a expliqué le médecin conseil national de la Cnam.

    Augmenter ensuite, la réalisation d´un fond d´œil dans l´année. Aujourd´hui, 42 % des patients diabétiques ont une consultation ophtalmologique ou un acte technique dans l´année, l´objectif est d´amener à 65 % la part de ces patients.

    Atteindre 75 % de patients diabétiques de plus de 50 ans pour les hommes et de 60 ans pour les femmes, traités par antihypertenseurs sous statines

    Atteindre 65 % de patients diabétiques de plus de 50 ans pour les hommes et de 60 ans pour les femmes, traités par antihypertenseurs et statines sous aspirine à faible dose.

    - Suivi des patients hypertendus. <

    Amener à 50 % (contre 30 % en moyenne actuellement), la part de ses patients traités par antihypertenseur, dont les chiffres tensionnels sont normalisés : <=140/90 mm HG

    Ce dernier élément étant déclaratif, il n´interviendra pas dans la rémunération du médecin traitant.

    III - L´optimisation des prescriptions

    Les objectifs sont fixés en nombre de boîtes et concernent la prescription dans le répertoire des génériques.

    Amener à 90 % la part de prescriptions d´antibiotiques, à 80 % la part de prescriptions d´IPP (Inhibiteurs de la pompe à protons, antiulcéreux), à 70 % la part de prescription de statines, à 65 % la part de prescription d´antihypertenseurs et à 80 % la part de prescription d´antidépresseurs dans le répertoire des génériques.

    « En 2006, 51 % du total des prescriptions d´IPP étaient des molécules appartenant au répertoire, contre 46 % environ aujourd´hui. Ces pourcentages nous placent en dernière place par rapport à l´Italie, l´Allemagne, le Royaume-Uni et l´Espagne, qui sont entre 87 et 89 %. Il faut amener cette part à 80 % », expliquait mardi le Pr. Hubert Allemand.

    Antihypertenseurs : part respective des IEC et des sartans

    En moyenne aujourd´hui, les sartans représentent 58 % des prescriptions d´hypertenseurs, l´objectif est de ramener la part des sartans à 35 %. « Nous ne cassons pas l´innovation, contrairement à ce que disent certains », ajoutait Frédéric Van Roekeghem. « Les sartans, plus coûteux, ne sont pas une véritable innovation, contrairement aux statines qui sont un médicament fabuleux dont nous encourageons l´usage pour les diabétiques » ajoutait le Pr. Allemand. « Chez les personnes sous IEC, 3 à 9 % d´entre elles sont gênées par la toux, en conséquence, 90 % des personnes peuvent donc être mises sous IEC », ajoutait-il, en soulignant que cet effet secondaire touche tout de même de 1 à 3 % des patients sous sartans.

    Les économies envisagées sur les prescriptions seraient de « plusieurs centaines de millions d´euros », précisait le directeur de la Cnam. Sachant que l´incitation au dépistage et au suivi coûte cher, et qu´il faut tenir compte du cout de l´intéressement, « le contrat serait à l´équilibre, financé par les gains d´efficience », prévoit-il. [...] "

    L'enfer est pavé de bonnes intentions, n'est-ce pas ?

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  4. Bonjour Marie,

    Merci de votre réponse.

    Oui, bien sûr j'ai vu passer cette info consternante.

    Il y aurait beaucoup à dire sur cela. Tant du point de vue de l'intérêt des patients, que du point de vue des anciens "médecins référents", du point de vue des choix politiques et de santé publique, que du choix des thèmes d'intéressement des médecins.

    Inciter entre autres au dépistage du cancer du sein, alors que ce dépistage est au mieux inutile, au pire néfaste, selon les données de la science, n'est pas le moindre des scandales de cette affaire.

    J'espère trouver le temps d'en faire un message, mais en ce moment, c'est un peu difficile.

    Amicalement.

    J'espère pouvoir trouver du temps

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