mardi 23 septembre 2008

DICTIONNAIRE MEDICAL BETE ET MECHANT (comme son nom l'indique)

Risque hélas d'être complété progressivement.
Les suggestions respectant strictement le cahier des charges résumé dans le titre sont les bienvenues.


Aller à la deuxième partie.


ACIDOSE :
Dans la version de salle de garde de la fameuse pièce de Corneille, cri du cœur de Chimène, après avoir enfin pardonné au Cid le meurtre de son père, et se résolvant de passer à la casserole. Dans les éditions postérieures à la découverte du SIDA, est complété du conseil politiquement correct : « mets ta bôlikh ! », où la bôlikh serait un préservatif taillé dans du boyau de sarrazin dépecé à la bataille d’Alicante par le Cid lui-même. L’expression « Ah Cid ! Ose !… mets ta bolik ! » est improprement employé en médecine pour désigner un trouble de l’équilibre acido-basique.
Selon des recherches récentes par des historiens médiévalistes sérieux, Chimène se serait écriée en réalité : « Mais… ta bolique ! ? » la bolique (ou bolica) étant en castillan préiglésien (d’avant Jules Eglise alias Julio Iglesias), le diminutif enfantin désignant le pénis, équivalent français de bistouquette ou zézette. Ces recherches laissent penser que le Cid aurait été soit impuissant, soit atteint de microgénitomorphisme, soit les deux, ce qui ne l’empêchait pas de se vanter, en bon matamore qu’il était.

AFSSAPS :
Organisme public chargé de la communication du LEEM (voir ce terme).

AMAUROSE :
De « a » privatif et morose : triste. Etat de celui qui, totalement aveugle à la réalité de ce monde, présente un état de gaîté persistante et indécente. Syn : inconscient. Etat d’hébétude également favorisé par la prise de médicaments prescrits pour et par dépression (voir ce mot).

AMYGDALE :
Ami un peu lourdingue qui fout les boules à chaque fois qu’on le rencontre. Parfois confrère.

ANALGESIE :
Tiré du français « gésir » : être allongé, et « anal » : anal. Mise à plat sans anesthésie d’un abcès de la marge anale.
Au sens figuré : décès d’un trou-du-cul qui ne fera plus de mal à personne. Exemple : L’analgésie de George W. soulagera l’humanité.

ANAPHYLACTIQUE (choc) :
Etat de profonde et subite émotion que ressent un juif orthodoxe croisant par surprise le fameux « âne à phylactères », équivalent kabbalistique du yéti himalayen.


BACHELOT-NARQUIN Roselyne
:

Visiteuse médicale qui a réussi. (voir ce terme)

COMPRESSION :
Entretien confraternel.

CONCUPISCENT :
Se dit des conséquences urinaires d’une fistule uro-vagino-rectale

CONSANGUIN :
Personne de compréhension différente venant de perdre au Loto. Il est à noter que penser gagner au Loto relève effectivement de la compréhension différente.

CONFRERE :
Frère dont on n’en pense pas moins.
Variantes :
CHER CONFRERE :
Confrère à honoraires libres. Les authentiques chers confrères préfèrent parler d’honoraires libérés. voir :Médecine l’Oréal
MON CHER CONFRERE :
Cher confrère dont on partage la même vision éthique de la médecine. Voir également : Médecine l’Oréal


CONGRES MEDICAL
:

Laps de temps pendant lequel une ville, une région, voire un pays, se vide d’une certaine catégorie de ses spécialistes partis écouter sous un climat propice et tropical la bonne nouvelle de Big Pharma, pour s’en faire à leur retour les propagateurs zélés et bronzés auprès des généralistes qui eux n’ont droit qu’au Novotel de leur ville.
Les congrès médicaux jouent un rôle important pour l’amélioration de la qualité des soins. En effet, pendant la durée du congrès, généralement prolongé par un séjour de découverte du pays, les malades ne sont plus en contact avec leur médecin et voient ainsi leurs chances de guérison considérablement accrues.
Le congrès médical permet également de relativiser la notion d’urgence dans le cadre de la médecine l’Oréal (voir ce terme), tout rendez-vous médical urgent étant susceptible d’être déplacé pour cause de congrès.

CONSULTANT :
De l’arabe ancien « Khôn – Sultan ». Dans l’ancien empire ottoman, c’était l’homme considéré comme le plus bête, « l’idiot de l’empire », comme nous avions autrefois l’idiot du village dans nos campagnes. Son extrême bêtise faisait qu’on le croyait capable de lire l’avenir avec clarté sans l'interpréter. On venait pour cela le « consulter » de tout l’empire.
Par extension, de nos jours, confrère (voir ce terme) prétendant avoir atteint un certain niveau de connaissance médicale, justifiant qu’on lui demande son avis. Voir également « dealer d’opinion ».

CORNICHON :
Callosité mammaire. Parfois consécutive à un frottement répété et intense sur un même endroit de la part d’une main non experte, dans le cadre d’une relation érotique par exemple.

CORROMPU :
1 – Solution de continuité d’une callosité pour un orteil.
2 – Solution de continuité de l'éthique pour un médecin. Voir : « dealer d’opinion »

DEALER D’OPINION :
Confrère (voir ce terme), souvent « cher » (voir ce terme), parfois « mon cher » (voir ce terme) subventionné par l’industrie pharmaceutique, désigné par elle comme « leader d’opinion », pour diffuser largement par argument d’autorité ses dernières innovations médicamenteuses. Synonyme : corrompu (voir ce terme)

DEPRESSION :
Ce que les psychiatres subissent de l’industrie pharmaceutique pour prescrire les médicaments censés lutter contre. Apparemment peu aptes à y résister (selon une étude états-unienne ce seraient même les spécialistes les plus corrompus - voir ce terme) ils reprochent ensuite aux généralistes de trop prescrire ces médicaments qu’eux-mêmes leur ont appris à prescrire. C’est ce qu’on appelle DEPRESSION REACTIONNELLE, ou DEPRESSION EN CHAINE.

DOUGLAS ! :
Cri de douleur particulier que pousse un patient qui a une douleur abdominale et à qui on pratique un toucher rectal. Le fameux « cri du Douglas » est spécifique de l’appendicite. (réponse authentique dans une copie d’examen de médecine).


ESTHETIQUE (médecine ou chirurgie)
:

Moyen reconnu par l’ordre des médecins pour qu’un médecin ou un chirurgien puisse s’entourer de belles choses : belle maison avec piscine dans le Lubéron, belle voiture, belle femme, beaux voyages, belles œuvres d’art, etc.

EXERESE :
Ablation d’un corps étranger. Lorsqu’elle est étendue à la politique sociale, engendre des relents nauséabonds nécessitant l’aération fréquente de la salle d’opération. Exemple : Le bon docteur Hortefeux a pour objectif annuel de pratiquer 25 000 exérèses du territoire national.

FALLOPE (Trompe de) :
A l’origine, le cri de colère poussé par un mari édenté ayant découvert que sa femme avait un amant: « Tu m’a trompé, falope ! ». Par glissement sémantique et machiste, désigne une partie de l’anatomie des organes génitaux féminins.

FATALE (CARTE) :
Carte électronique indispensable à présenter au croque-mort en cas de décès, pour obtenir le remboursement des frais funéraires dans des délais rapides. La future Carte Fatale 2 devra porter la photo de l’acteur Mel Gibson en tenue christique, et sur la puce électronique, les coordonnées de l’avocat du médecin du défunt.

FURONCLE (LE) :
Dans la hiérarchie familiale de Big Pharma, désigne un des frères du parrain, éphémère PDG jusqu’en septembre 2008 d’un grand groupe pharmaceutique d’origine française.

HAS :
Entreprise public qui a pour objet essentiel de blanchir la communication marketing des firmes pharmaceutiques en recommandations de bonne pratique, afin de permettre à la SS de mieux terroriser les médecins généralistes.

LEEM :
Abréviation de « Les entreprises du merdicament » selon le lapsus de son président qui restera dans les annales (le lapsus, pas le président). Le LEEM est un ami qui vous veut du bien.

L’OREAL (MEDECINE) :
« Parce que je le vaux bien… je soigne qui je veux (et de préférence pas les bénéficiaires de la CMU) au tarif que je veux avec les médicaments que je veux (surtout ceux accompagnés de cadeaux, avantages et autres congrès exotiques qui favorisent la mémorisation).

MENIERE (vertige de) :
Malade dont la symptomatologie n’est pas prise au sérieux par le médecin : « Il en fait des ménières, ce con ». Les cimetières sont pleins de Ménière, dissimulés sous de faux noms, car les croque-morts et les toubibs sont de mèche, c’est bien connu.

NESIQUE (Anne) :
Fille adoptive de Micheline et Robert Nésique, qui n’ont gardé aucun souvenir d’avoir élevé cette enfant qui, de plus, était légèrement dyslexique.

ORDRE (des médecins) :
Organisme d’origine floue chargé de gérer l’entropie médicale dans le sens de son accroissement, au plus grand profit des « mon cher confrère » (voir ce mot).

OTO-RHINO-LARYNGOLOGISTE :
S’assurer surtout qu’il est bien laryngologiste si vous voulez qu’il soit sympa. S’il n’est qu’oto-rhino, alors c’est un médecin désagréable et agressif, car chacun sait que l’oto-rhino c’est rosse.

PRESCRIRE (La revue) :
Maison de confiance fondée en 1981. Accès réservé.

PREUVES (médecine fondée sur les) :
En angliche : evidence-based medicine (EBM) : concept incompréhensible inventé par des anglo-saxons, compliquant la tâche de ceux qui veulent le mettre en application dans l’intérêt de leurs patients, et permettant à ceux qui veulent continuer à leur nuire de le critiquer aisément. Pourrait se résumer par l’aphorisme ancien : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse », complété par : « selon les données de la science ».


PROSTATE
:

Organe créé par Dieu chez l’humain mâle, dont on s’est longtemps interrogé sur son utilité, jusqu’à ce que Dieu façonne les urologues, ce qui prouve qu’il a de la suite dans les idées. Selon les recherches théologiques actuelles, la prostate serait donc pour la carrière des urologues l’équivalent de la manne pour les Hébreux lors de l’Exode : ce que Dieu leur a donné pour survivre pendant 40 ans sans avoir rien d’autre à faire qu’à se baisser pour la ramasser. Pas ingrat, le peuple des urologues se rassemble tous les 15 septembre pour la journée mondiale de la prostate, et rendre ainsi grâce à son bienfaiteur. Les parkings des congrès urologiques sont souvent confondus par les néophytes avec le salon du 4X4. Ce qui est une erreur. C’est en effet le congrès des radiologues qui correspond à ce salon.

PSA :
Abréviation de Peugeot Société Anonyme. Marque de véhicules dont les urologues n'achètent que les modèles haut de gamme, après l’avoir prescrit en masse à leurs patients.

SECURITE SOCIALE :
Autrefois, idée généreuse et démocratique de protection de la santé des citoyens. Aujourd’hui, outil de contrôle des assujettis sociaux pour permettre aux intérêts de santé commerciaux et corporatistes de continuer à se payer librement sur la bête.

SYNDICAT (LIBERAL) :
Sous-traitant du Leem garantissant la défense du pouvoir d’achat des confrères (voir ces termes), selon le fameux principe : « prescrire plus pour gagner plus ».

TI :
Bruit caractéristique émis par une personne de compréhension différente, car le con fait « ti ». Certains rassemblements festifs donnent lieu à d’importants lâchers de confettis. Voir : congrès médical.

VACCIN :
Vient étymologiquement de vache. A l’origine, le cri que pousse le directeur du marketing d’une firme pharmaceutique quand il se rend compte des profits que va générer le vaccin qu’il s’apprête à commercialiser. Exemple récent : « Gardasil° (ou Cervarix°) ? La vache ! »

VATER (ampoule de) :
En Belgique et chez les Ch’tis, réserve d’eau contenue dans une ampoule à briser en cas d’urgence, lorsque la chasse d’eau des toilettes est en panne.
syn.: flacon d'eau de toilettes.

VISITEUR(SE) MEDICAL(E)
:

Représentant(e) de commerce de l’industrie pharmaceutique. La dimension strictement marketing de cette appellation n’échappe qu’à ceux qui ont été formés durant leurs études à prendre des vessies pour des lanternes, d’autant plus que les dites vessies sont accompagnées de cadeaux, gadgets, flatteries, invitations au restaurant, aux congrès médicaux, études bidon, etc., pour les rendre plus digestes.

Aller à la deuxième partie (c'est encore pire)

jeudi 11 septembre 2008

Petite consultation du vendredi en 5 actes


Mme P., 42 ans prend du Subutex - j’avais proposé 8 mais elle trouve que 6 c’est mieux - hébergée chez sa mère, puis chez sa soeur, cherche à revoir son enfant "enlevé" par le père. A la dernière consultation elle venait d’absorber 7 comprimés de Valium, la rencontre avait été un peu difficile. Aujourd’hui ça va mieux.

Mme S., 76 ans, suivie par un médecin d'à coté qui vient d’avoir un accident. Son mari est en chimiothérapie, ils viennent de fêter leurs 50 ans de mariage. Elle a 4 hypotenseurs depuis 10 ans. Moi : "Vous n’êtes pas à 100 % ?" Elle : "Ah ? J’y ai droit ?"

Monsieur Mangeterre, qui vient tous les vendredis. "L’éducateur m’a dit que c’était bien". L’alcoologue m’écrit pour me dire qu’il va mal. Mais la consultation date de plus d’un mois. Depuis, celui qui l’héberge ne le séquestre plus. Il va mieux. La tension baisse. Il demande à soigner sa dermite séborrhéique.

Magali H., 21 ans, enceinte de 34 semaines. Troisième grossesse. "Je viens pour savoir si le col est bien fermé". J’avais fait la déclaration le 15 septembre. Depuis, sur le carnet de maternité, rien n’a été noté. Une lettre-injonction des services sociaux datée de novembre lui intimant l’ordre d’aller faire sa visite chez le docteur Bezolles. Poor people, Big Brother is watching you. Seul examen, une échographie début décembre. C’est une petite fille. Son prénom est écrit en gros sur l’enveloppe qui contient les papiers médicaux. En 4 mois elle n’a pris que 2 kilos. 49 kg aujourd’hui. Elle m’explique qu’elle a mal à la jambe gauche. "C’est depuis que j’ai dormi sur des carreaux." En fait, elle dormait dans le métro de Lille. De 18 à 31 semaines de grossesse, 3 mois à la rue, avec son petit ami, les deux enfants placés qu’elle ne peut voir qu’une heure le mercredi, à l’autre bout de la ville. Hébergée chez une amie depuis le premier janvier. Je comprends alors que l’échographie de décembre relève tout simplement de l’héroïsme.

Virginie T., 16 ans. Elle avait 7 ans quand je l’ai connue à la bibliothèque de rue que ma femme animait à l’époque dans le quartier. Elle, par contre, sa grossesse se passe super-bien. Je lui dis quand même que la prochaine consultation, celle du 9ème mois ça serait mieux que le gynéco la fasse. Elle est super heureuse. Sa mère a déjà tout acheté pour le bébé. Bien sûr il y a eu la période difficile, celle où son copain, effrayé, ne voulait plus la voir. Longue, longue consultation. La décision d’IVG avait été prise. Deux jours après, le copain était revenu. Longue, longue discussion avec lui. Le copain assumait. Mais il lui a dit qu’il n’allait pas reconnaître le bébé tout de suite comme ça elle pourrait toucher les allocations de parent isolé. C’est toujours pareil, c’est survie OU famille. On n’a pas droit aux deux chez les pauvres. "Et à l’école, ça se passe bien ?" "Super ! je l’ai dit à tout le monde. Mais je suis pas la seule... J’ai plein de profs qui vont accoucher ce trimestre."


Texte publié également sur
le site de Martin Winckler.





dimanche 7 septembre 2008

Si Sarko était mon ami...

... le directeur de la CNAM serait muté depuis longtemps puisque ma caisse de sécurité sociale me doit toujours de nombreux forfaits de l'époque où les médecins référents existaient.

... les présidents des syndicats de médecins seraient déportés en Basse-Silésie orientale puisque les médecins généralistes britanniques salariés anglais gagnent 150 000 euros nets par an en 40 h par semaine en sachant qu'ils améliorent la santé de leurs patients, alors que les généralistes libéraux français gagnent 80 000 euros en 56 h par semaine, sans savoir ce qu'ils font.

... la ministre de la santé redeviendrait visiteuse médicale du labo ICI-Pharma (absorbé depuis par AstraZeneca) comme elle l'a été de 1969 à 1976, puisqu'elle persiste à faire financer la formation des médecins par l'industrie au risque de la santé des patients.

... le maire de mon village serait muté comme maire-adjoint de Maripasoula, charmante commune de la forêt guyanaise comptant 1000 fois plus de mygales et d'anacondas que de citoyens français, puisque les chiens de garde de l'entreprise à coté de mon domicile persistent à aboyer toute la nuit.

... le ministre de la Poste serait affecté au tri postal à l'Ile de Sein, puisque la préposée de la poste de mon village est agressive, incompétente et malhonnête.

.. le président du conseil général de mon département serait directeur général des services en Ossétie du Sud puisque la route d'accès à mon domicile reste impraticable et se transforme en torrent les jours de forte pluie.

... le président de la SNCF aurait été promu chef de gare à Hautmont, puisque le train dans lequel j'étais est resté bloqué trois heures en pleine nuit, sans explications, en gare d'Hautmont, avant de redémarrer et d'arriver avec 4 heures de retard pour un voyage qui ne devait en faire que 2.

... le président du syndicat des menuisiers serait bucheron à Maripasoula (déjà citée) puisqu'aucun des quatre professionnels du bois à qui nous avons demandé un devis pour changer une poutre, n'a su reconnaître l'essence du bois de la poutre (du chêne).

... le président de Véolia serait noyé dans une des ses stations d'épuration puisque ces employés n'ont pas été foutu de changer le compteur d'eau dans notre jardin sans massacrer le parterre de fleurs alentour.

... le pape serait muté en enfer, puisque à l'école privée de mes enfants, forte de son projet pédagogique et de ses valeurs humaines, le pion oblige mon gamin de 14 ans à rester assis sans rien faire, pendant 3 heures en salle de permanence, car les emplois du temps ne sont pas encore "tout-à-fait finalisés".

Alors, s'il te plaît, Monsieur Sarkozy, sois mon ami.

Pas toujours les mêmes. Pas seulement l'élite pensante de notre beau pays, Cri-Cri Clavier, Doc Gynéco (c'est lui qui suit la grossesse de Rachida ?), Mireille Mathieu, Jauni à l'idée, Martin Bouygues, Vincent Bolloré...

Dis moi comment faire, s'il te plaît, Monsieur Sarkozy.

Tiens, je suis prêt à faire un effort important. Pour te plaire, je suis prêt à acheter tout mon électroménager chez la fiancée du prince Jean. Ca compte pas, ça ?